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Allemagne : avec Roosevelt, gagnons la bataille du SMIC

La rédaction
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Le 11 décembre 2007 (LPAC) — Le syndicat allemand DGB vient de lancer une carte postale avec l’image du président américain Franklin Delano Roosevelt en soutien à la décision récente du gouvernement allemand d’instaurer un salaire minimum dans le pays.

Déjà, il y a deux ans, la centrale syndicale s’était payée des encarts publicitaires dans la presse montrant l’effigie de FDR avec le slogan ; « Un homme doit vivre de son travail ! ». Accompagnant l’image, on y trouvait une citation de Roosevelt quand celui-ci affirmait qu’ « Aucune entreprise dont l’existence dépend du versement de salaires en dessous du niveau de survie n’a le droit de continuer dans ce pays. Par un salaire minimal, j’entends plus que la simple survie rudimentaire - j’entends un niveau de vie décent. »

Toute la bataille pour instaurer un SMIC en Allemagne date d’il y a une bonne dizaine d’années quand les ouvriers du bâtiment ont commencé à protester contre la main d’œuvre bon marché du Portugal, de l’Irlande ou de la Grèce, employée au détriment d’ouvriers ayant obtenu des conditions décentes par la négociation salariale.

Depuis la chute du rideau de fer en 1989, le marché du travail allemand dans son ensemble fut inondé par une main d’œuvre bon marché et précarisée. Ensuite, la dérégulation forcée par l’UE du marché du travail a rajouté un autre problème : des mini-jobs avec des mini-salaires.

Au début de 2005, sous le chancelier Schröder, le gouvernement allemand envisageait d’instaurer un salaire minimal, un projet abandonné dès l’arrivée au pouvoir d’Angéla Merkel et la coalition démocrate chrétienne en septembre de la même année.

Aujourd’hui, maintenant que l’inflation érode le pouvoir d’achat par la hausse très nette des prix des produits de première nécessité, une lame de fond venant du monde du travail pousse les sociaux démocrates, membre de la coalition gouvernementale, à insister sur l’instauration d’un SMIC.

Merkel a fini par accepter, y compris sous pression d’éléments de son propre parti, bien qu’au grand dam des conservateurs, le projet qui sera appliqué dès janvier 2008 dans la poste qui bénéficiera d’un SMIC horaire de 9,9 euros.

D’autres secteurs suivront (au moins dix, selon le SPD, y compris dans celui du travail à temps partiel qui occupe 630.000 personnes en Allemagne). Merkel annonça avec prudence que le gouvernement observera les effets de l’accord à Deutsche Post. Si tout se passe bien, d’autres secteurs suivront en Mars 2008.

L’utilisation par la centrale syndicale DGB des idées et de l’image de Franklin Delano Roosevelt pour défendre l’instauration d’un SMIC est le reflet de la réflexion suscitée par Helga-Zepp LaRouche dans son appel récent aux syndicats et le travail du mouvement des jeunes larouchistes. Ces derniers, lors de la campagne électorale en Rhénanie en mai 2005, avaient choisi comme slogan : « LaRouche fait revivre l’héritage de Franklin Delano Roosevelt »

Une véritable panique s’est emparée du camp monétariste ultra-libéral européen qui affirme que les entreprises déserteront le marché allemand à cause d’un coût salarial trop élevé qui pèse sur la compétitivité. Parmi ces vautours, signalons le président de la Banque Centrale Européenne (ECB), le quotidien londonien Financial Times et l’OCDE.

Si le président du parti libéral FDP Guido Westerwelle affirme qu’à partir de maintenant, « le SMIC infectera chaque campagne électorale », un sondage indique que 78 % de la population allemande appuie la mesure.

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