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Allemagne : des élections anticipées

La rédaction
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Ce 22 mai, les résultats électoraux en Rhénanie du Nord-Westphalie (RNW) étaient à peine annoncés que le chancelier Schröder a fait part de son intention d’organiser des élections au Bundestag probablement dès septembre.

En effet, le SPD a subi une défaite cinglante en RNW, avec seulement 37,3% des voix, soit une perte de 5,7% par rapport aux dernières élections, contre 44,8% pour la CDU (+ 7,9%). Les Verts, partenaires de la coalition au pouvoir dans le Land, ont perdu 1,2% pour finir à 6,2% et les libéraux du FDP ont perdu 3,2%, pour un score final de 6,2%. Avec des moyens financiers dérisoires, mais beaucoup de combativité, plusieurs des 41 candidats du BüSo (Mouvement des droits civiques-Solidarité) ont obtenu 0,5% des voix.

La CDU et le FDP formeront à présent un gouvernement de coalition en RNW, ce qui signifie qu’ils disposeront aussi d’une majorité de presque deux tiers au Bundesrat, la chambre haute qui est composée de représentants des Länder. le Bundesrat pouvant mettre son veto à toute législation importante, l’actuelle coalition rouge-verte du chancelier Schröder se trouve, de fait, dans l’incapacité de gouverner.

Selon la Constitution allemande, pour tenir des élections législatives anticipées (en l’occurrence un an plus tôt que prévu), il faut présenter une motion de censure au Bundestag, qui n’accorde de majorité ni au chancelier sortant ni à un candidat d’opposition. Si cette condition est remplie, le Président allemand fixe une date pour le nouveau scrutin et durant la période intérimaire, le chancelier sortant reste en poste.

En optant pour des élections anticipées, décision qui a surpris de nombreux observateurs, y compris parmi les dirigeants de l’opposition, Schröder espère éviter une « année d’agonie ». Son adversaire, côté chrétien démocrate, sera sans doute Angela Merkel, néo-libérale dans le domaine économique et néo-conservatrice en politique étrangère. Les chances de Schröder en automne sont faibles, mais pas nulles. Le soutien à sa politique étrangère est bien plus fort que celui de Merkel, mais son talon d’Achille reste l’économie. Dans les élections en RNW, le plus grand Land du pays avec 20% de l’électorat allemand, où la diplomatie n’avait pas de place, la défaite du SPD est due avant tout au fait que sur 17 millions d’habitants, près d’un million sont au chômage. Ce qui contribue, si l’on ajoute la réforme du marché du travail HARTZ IV, à démoraliser profondément la base du parti traditionnel des travailleurs. Si le débat lancé par le président du Parti, Franz Müntefering, sur le capitalisme financier dont l’effet serait celui d’« une nuée de sauterelles » a été un pas dans le bon sens, ce fut trop peu et trop tard. D’autant que le SPD a refusé de prendre ses distances par rapport aux Verts anti-industriels.

S’il veut éviter une nouvelle défaite en automne, Schröder doit résolument changer de politique économique et sociale en lançant un vaste programme d’investissements publics dans l’infrastructure et l’industrie, ce qui permettra de créer de nouveaux emplois productifs. C’est ce que lui « conseille » la présidente du BüSo, Helga Zepp-LaRouche, qui l’incite également à imposer une taxe sur les transactions de produits dérivés et autres opérations spéculatives et à soutenir la réorganisation du système financier mondial sous forme d’un nouveau Bretton Woods. Si le SPD veut récupérer sa base traditionnelle, il doit redevenir le parti du travail, de la croissance économique et industrielle, opposé à l’écologisme.

Schröder lui-même indiquera ses intentions lors du Congrès extraordinaire du SPD consacré à la politique sociale, prévu pour le 13 juin à Berlin. Ses propos à cette occasion pèseront sans doute très lourd sur le résultat des élections législatives de l’automne.

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