Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Allemagne : le choc du « nouveau paradigme économique »

La rédaction
visites
773

Le chancelier Schröder est personnellement intervenu la semaine dernière pour sauver de la faillite la deuxième entreprise allemande du BTP Philipp Holzmann. Cette mesure représente une volte-face par rapport au modèle économique anglo-saxon, devenu presque hégémonique outre-Rhin depuis 1990. La veille de l’intervention de Schröder, les banques créancières de Holzmann avaient officiellement décidé de laisser couler l’entreprise et ses 60 000 emplois.

Schröder, en bon opportuniste, a compris que la population allemande était de plus en plus furieuse devant l’arrogance absolue des banques qui cherchent à maximiser leurs profits financiers, quelles qu’en puissent être les conséquences sur l’économie réelle et sur l’emploi. Alors qu’elles soutenaient autrefois l’industrie et les PME-PMI avec une stratégie basée sur le long terme, les banques privées « anglo-américanisées » les considèrent aujourd’hui plutôt comme un fardeau restreignant leurs possibilités de faire du profit à court terme. Mais en lâchant Holzmann, ces banques privées - la Deutsche Bank en tête - sont allées « trop loin ». Sous la pression populaire, les grands partis politiques et les médias ont dû les dénoncer. Selon les sondages d’opinion, l’intervention de Schröder est soutenue par 75 % de la population allemande, et même par l’opposition démocrate-chrétienne et le gouverneur CSU de Bavière, Edmund Stoiber.

Le bras de fer politique autour de Holzmann, comme le rejet par l’opinion publique de l’OPA hostile de Vodafone sur le groupe Mannesmann et de l’attaque de Bruxelles contre les banques publiques allemandes, sont autant de manifestations de la bataille sur la politique économique qui vient d’éclater avec une force nouvelle en Europe continentale, comme en témoignent par exemple, ailleurs sur le continent, le récent document du Premier ministre français Lionel Jospin contre le « capitalisme financier » incontrôlé et la « troisième voie » de Tony Blair (globalisation, dérégulation et privatisation) et les propos récents du gouverneur de la Banque d’Italie Antonio Fazio.

Dans un tract distribué outre-Rhin par le Mouvement des droits civiques-Solidarité au sujet de Holzmann, Helga Zepp-LaRouche déclare : « Il ne suffit pas de sauver une entreprise par une action ponctuelle, il faut faire en sorte que toute une série de managers dans les grandes banques et compagnies soient remplacés par des gens s’y connaissant en matière de production. » Où sont aujourd’hui les « banquiers industriels compétents comme Hermann Abs, Jürgen Ponto et Alfred Herrhausen ? demande-t-elle. Ils ont été remplacés par des managers dont le seul engagement est de faire du profit pour les actionnaires, aux dépens de la production et de l’emploi. (...) [Les banquiers] doivent à nouveau se considérer comme des serviteurs de l’industrie et de l’agriculture, et non comme des dictateurs mégalomanes, opérant en adversaire de fait de notre économie nationale. »

Mme Zepp-LaRouche précise que l’industrie allemande se trouve sous une forte attaque de la part non seulement des banquiers monétaristes, mais de prédateurs à l’origine d’OPA hostiles, comme l’illustre l’affaire Vodafone contre Mannesmann. Aujourd’hui, l’Allemagne est dans le collimateur des Anglo-Saxons désireux de mettre la main sur les secteurs essentiels de l’économie mondiale.

Contactez-nous !