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Allemagne : nombreuses interrogations après les élections

La rédaction
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Nous avions prévu que la course entre le chancelier Schröder (SPD) et le candidat de la CDU-CSU Stoiber serait très serrée, et les résultats des législatives du 22 septembre nous ont donné raison : socialistes et démocrates chrétiens ont obtenu tous deux 38,5 % des voix, les premiers se retrouvant avec un avantage de trois sièges. Comme les Verts ont légèrement amélioré leur score, la coalition rouge-verte disposera d’une majorité de 11 sièges au Bundestag.

Schröder doit cette courte victoire (le score du SPD a cependant chuté de 2,5 % par rapport à 1998) à un changement spectaculaire de son agenda de campagne il y a trois semaines. En effet, il s’est opposé énergiquement à une guerre contre l’Irak, sachant qu’une très forte majorité des Allemands (indépendamment de leur couleur politique) sont contre toute participation allemande à une telle aventure. Ce faisant, il a adopté le thème central de la campagne du BüSo (Mouvement des droits civiques/Solidarité), conduite par Helga Zepp-LaRouche.

Cependant, Schröder s’est bien gardé d’évoquer l’autre thème central de la campagne du BüSo - l’imminence d’un effondrement financier mondial. Néanmoins, son attitude face aux inondations dans l’est de l’Allemagne, où le SPD a considérablement amélioré son score, lui a valu un certain gain de popularité. Désormais, le nouveau gouvernement se trouve confronté au problème du chômage - 4 millions de sans emploi officiels, 7,5 millions en réalité - qui s’est beaucoup aggravé dans les derniers mois de son premier mandat de quatre ans. En outre, Schröder n’a pas de politique pour protéger l’Allemagne contre la prochaine phase de l’effondrement des marchés.

Au vu des orages économiques et stratégiques qui se préparent, la majorité dont dispose la nouvelle coalition rouge-verte est trop faible. C’est pourquoi on peut prévoir un éclatement de ce gouvernement et son remplacement par une grande coalition de socialistes et de démocrates chrétiens.

La campagne du BüSo a été bien perçue. Si les résultats restent modestes, son score a néanmoins doublé depuis 1998, notamment à Berlin où Helga Zepp-LaRouche était candidate directe.

LaRouche a commenté ainsi ces résultats électoraux : « Comme l’on constaté Edmund Stoiber et la Maison Blanche de Bush, il se trouve que la campagne électorale allemande a coïncidé avec une puissante réaction dans le monde, qui gagne du terrain, surtout en Eurasie, contre le soutien du gouvernement Bush à la folle politique de guerre impériale voulue par le vice-président américain Dick Cheney et sa bande de poules mouillées (« Chickenhawks »).

« Il serait erroné de penser que ces résultats définissent une tendance pour les mois à venir. Les ironies actuelles dans les relations internationales ne sont que les premiers coups de vent annonciateurs de deux grandes tempêtes sur le point de se déchaîner : les effets des folies stratégiques de Cheney et l’effondrement déjà amorcé du système financier et monétaire. Dans ces circonstances, la victoire manquée de Stoiber contre Schröder ne définit pas une tendance. Si Stoiber continue d’accepter les idéologies économiques actuelles de son alliance SDU-CSU/libérale, il risque de se retrouver à l’avenir dans le rôle d’un Don Quichotte, monté sur un cheval mort pour livrer bataille aux moulins à vent des Verts allemands.

« Entre-temps, bien sûr, la campagne électorale, faiblement financée et peu couverte dans les médias, du BüSo d’Helga Zepp-LaRouche a montré quelques signes intéressants pour l’avenir, notamment à Berlin, en Bavière et en Saxe. Etant donné les tendances internationales émergeant actuellement, la victoire de Schröder, qui revient de loin, reflète des facteurs coïncidant avec les perspectives politiques à plus long terme que le BüSo a été le premier à introduire dans la vie politique allemande. »

Jacques Cheminade a pour sa part estimé que dans le contexte où « l’effondrement du système monétaire et financier international - son changement de phase systémique - conduit l’oligarchie anglo-américaine à mener une stratégie brutale de « guerre perpétuelle » (...), Helga Zepp-LaRouche et le Bürgerrechtsbewegung-Solidarität (BüSo - Mouvement des droits civiques-Solidarité) sont les seuls qui aient [eu] le courage, la sagesse et la force de relever ce défi dans la perspective des élections législatives allemandes du 22 septembre. Helga Zepp-LaRouche sait ce qui doit être fait. Elle est la seule à avoir une stratégie économique pour le développement mutuel et pour éviter la guerre, la seule à mettre de la substance derrière l’opposition à la « guerre américaine » exprimée par Schröder et Stoiber, mais demeurant à l’état de paroles. Sa proposition pour un nouveau Bretton Woods et un pont terrestre eurasiatique, et son appel à répudier le Pacte de stabilité anti-européen, sont le seul point de référence, la seule espérance pour une communauté d’intérêts . »

Cheminade a proposé « que la France et l’Allemagne, inspirées par les conceptions promues par Helga Zepp-LaRouche, entreprennent à nouveau ce qui serait inattendu de leur part et signent un nouveau traité d’amitié apportant, comme en 1963, de l’espoir et une orientation à l’Europe . »

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