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Allemagne : tentative de coup d’Etat au sein du SPD

La rédaction
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Le futur gouvernement de grande coalition en Allemagne, dirigée par la chrétienne-démocrate Angela Merkel, avec pour vice-chancelier le dirigeant social-démocrate Franz Müntefering, qui avait virulemment dénoncé les fonds spéculatifs (« sauterelles financières »), n’est vraiment pas du goût de l’oligarchie financière. En témoigne la réaction de Friedrich Merz, l’adversaire de Merkel au sein de la CDU et directeur du hedge fund britannique TCI : « On ne peut que souhaiter que la grande coalition se désintègre le plus vite possible ».

Le levier de prédilection pour saboter la grande coalition est le nouveau Linkspartei (parti de gauche), une scission du SPD dirigée par l’ancien président du parti Oskar Lafontaine, qui exerce une certaine force d’attraction sur l’aile gauche. Un coup « gauchiste » était en préparation depuis début octobre, qui devait se réaliser à l’occasion de l’élection du nouveau secrétaire général du SPD. Müntefering proposait, en y investissant son prestige personnel, son adjoint Kajo Wasserhovel. L’aile gauche du parti s’est mobilisée pour Andrea Nahles, ancienne dirigeante des jeunes socialistes, qui a également été soutenue par d’autres courants non gauchistes qui voulaient « faire place aux jeunes ». Müntefering ayant eu vent de ce qui se préparait, il convoqua une réunion extraordinaire de la direction du parti le 31 octobre. Une nette majorité se prononçant alors pour Nahles contre Wasserhövel, Müntefering décida alors d’abandonner la présidence, en laissant ouverte la question de sa disponibilité pour le poste de vice-chancelier. Ce « massacre d’Halloween » a laissé le parti profondément déchiré.

La réaction ne s’est pas fait attendre. Fort de son expérience de Premier ministre d’une grande coalition dans le Land de Brandebourg, Mathias Platzeck a été élu par la direction du parti comme candidat au poste de président. Heidi Wieckzorek-Zeul et Klaus Woreweit, qui avaient soutenu Nahles, ont démissionné de la direction du SPD, tandis que Nahles elle-même, ayant entre-temps perdu le soutien des « jeunes loups », était obligée de retirer sa candidature au poste de secrétaire général. La nouvelle équipe dirigeante proposée par Platzeck réunit des centristes comme lui-même, et certains courants pro-Nahles cooptés pour une stabilisation momentanée du SPD. Malgré la fragilité de cet arrangement, la formation d’une grande coalition peut désormais aller de l’avant.

Sortir par le haut avec le BüSo

Dans une déclaration rédigée le 4 novembre, Helga Zepp-LaRouche, présidente du Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo), commente la situation politique à Washington et ses répercussions à Berlin. Concernant les récents remous politiques dans son pays, elle remarque que les « sauterelles » du système financier international n’ont aucun intérêt à voir s’installer un gouvernement stable qui prenne des mesures protectionnistes.

« Il serait naïf de croire, écrit-elle, que les puissances financières opposées à la réunification de l’Allemagne en 1989-1990, qui s’exprimaient par la voix de Margaret Thatcher et François Mitterrand, ne soient plus actives aujourd’hui. »

Elle estime que le coup monté autour d’Andrea Nahles, qui a entraîné la démission de Franz Müntefehring, n’était en aucun cas un « accident », mais bien « une tentative de préparer une autre coalition. » Quels que soient les points de ralliement entre Networkers et « gauchistes », qu’on ferait mieux d’appeler des jacobins, « ils ne sont pas motivés par des principes et une préoccupation pour l’intérêt général ». Si la génération des soixante-huitards est sur le point de quitter la scène, « on n’a aucune raison de se réjouir de l’avènement de la génération des "tweeners", qui ne sont unis que par leur ambition d’accéder au pouvoir. Il existe déjà suffisamment de think-tanks et de lobbyistes en coulisses qui espèrent utiliser cette nouvelle génération pour retourner le SPD et le convaincre de démanteler un système social "périmé" . »

Quant au chef de la CSU, Edmund Stoiber, Helga Zepp-LaRouche estime qu’« il ne s’est pas couvert de gloire. Quels que soient les dessous de cette sale histoire parue dans l’AZ, il aurait dû rester et se battre. Se retirer la queue entre les jambes et se cacher sous son bureau à la chancellerie de Munich est impardonnable au royaume des tigres. »

Le résultat net du cirque politique des dernières semaines, écrit la présidente du BüSo, est que « la population est de plus en plus dégoûtée de l’image que donnent les hommes politiques. On a l’impression que tous, quelle que soit leur appartenance politique, ne pensent qu’à marchander des postes et à préserver leurs appointements, sans se soucier des problèmes réels du pays. » Si cela ne change pas, au cours des temps orageux à venir, on risque de voir « mise en doute la légitimité même du système démocratique. Cela, il faut l’empêcher à tout prix ».

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