Solidarité & progrès

Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race.

AccueilActualité
Brèves

Allemagne : un manque à gagner de 10 millions d’emplois

La rédaction
visites
762
commentaire

Fin juillet, l’agence pour l’emploi outre-Rhin (BfA) a publié ses dernières statistiques : 4,77 millions de sans emploi en juillet, soit près de 500 000 de plus qu’il y a un an, dont 1,82 cherchent un travail depuis plus de douze mois. 629 000 jeunes sont officiellement au chômage.

Ces chiffres ahurissants ne sont cependant qu’une partie de la situation réelle. Il faut y ajouter les 1,98 million de personnes qui suivent un stage de formation ou participent aux programmes parrainés par le gouvernement, type « petits boulots ». Si on les comptabilisait dans les statistiques du chômage, comme il se doit, le nombre officiel se situerait à 6,75 millions. En outre, il y a la « réserve silencieuse » de ceux qui ne recherchent pas activement d’emploi car, pour des raisons de santé, d’âge ou autre, ils n’ont aucune perspective réaliste d’en trouver un. Cette catégorie s’élèverait en 2005 à 2,61 millions, d’après les estimations de l’IAB, l’institut de recherche du marché du travail. Comme certaines personnes figurant dans cette catégorie sont également dans celle des « petits boulots », l’IAB arrive à une « réserve silencieuse » nette de 1,73 million. Ce qui donne, officiellement, un manque à gagner d’emplois de 8,48 millions (4,77 + 1,98 + 1,73). Pendant les mois d’hiver, ce chiffre a franchi le seuil de 9 millions.

Et ce n’est pas tout. Entre 1991 et 2004, le nombre d’emplois à plein temps en Allemagne a chuté de 29,5 à 23,5 millions, tandis que, pendant la même période, le nombre d’emplois à temps partiel a doublé, pour atteindre 11 millions. 4,8 millions d’entre eux sont des « mini-emplois », rémunérés à moins de 400 euros par mois et bénéficiant d’une couverture sociale limitée. Selon différentes estimations d’organismes publics, au moins un million d’employés à temps partiel accepteraient un emploi à plein temps s’ils en avaient la possibilité. Pour assurer le plein emploi, il faudrait créer environ 10 millions de nouveaux emplois en Allemagne.

C’est justement ce que propose Helga Zepp-LaRouche, du Mouvement des droits civiques-Solidarité (Büso), dans le nouveau programme de son parti en vue des élections de septembre : « Le plein emploi est possible ! » Pour cela, il faut lancer une véritable politique de croissance économique, à l’aide d’investissements publics dans des emplois productifs, ce qui serait faisable dans le cadre de la Loi de 1967 sur la stabilité et la croissance.

Vous avez adoré cet article ? Rejoignez-nous !

La chronique du 21 novembre le monde
en devenir

Don rapide