Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 11 décembre - Miracle économique chinois : l’importance de la séparation stricte des banques Lire Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire
Accueil Actualité

Alors que la crise économique empire, la santé ne serait plus un droit ?

visites
1244
commentaire

Depuis 2001, vos dépenses de santé ont augmenté de 50%, hors remboursement de la sécurité sociale. D’ici à 2012, le gouvernement prévoit 20 000 suppressions de postes médicaux et soignants et 110 fermetures de blocs opératoires dans l’hôpital public. En matière de santé, Barack Obama et Nicolas Sarkozy sont sur la même ligne : si on ne diminue pas les dépenses de santé publique, l’Etat tombera en faillite. Il y a cependant une nuance dans leur manière d’atteindre ce but : en France, on n’ose pas proposer de « comité indépendant » chargé de rationner les soins sur profil, on veut simplement confier le mécanisme d’assurance maladie aux assureurs privés. Le résultat sera toutefois le même, et la « réforme » dispose du soutien des grands groupes d’assurance, dédiés à faire entendre aux Français qu’ils doivent abandonner « leur » sécu, prête à sombrer, pour n’assumer que leurs propres dépenses. Mais êtes-vous prêts à rayer de la carte l’héritage du Conseil national de la Résistance et de son comité médical ? Etes-vous prêts à vous débrouiller seul si le diabète ou Alzheimer vous frappe ? Pouvez-vous vivre dignement avec cette idée en tête ?

Non à la « francetélécomisation » de l’hôpital

Depuis la rentrée de septembre 2009, l’on assiste à une véritable offensive publicitaire et médiatique des assureurs privés et des cabinets de conseil spécialisés pour faire entendre insidieusement que vous seriez plus en sécurité avec une bonne assurance privée qu’en continuant à vous fier à un système public vétuste et déficitaire.

Pendant ce temps, des centaines de médecins des hôpitaux publics se battent contre une pénurie de soins organisée par le nouveau système de tarification à l’acte (T2A) [*] et le Plan santé territoire. Les têtes « pe(n)santes » du ministère de la Santé (qui ne sont probablement pas toutes issues du public, vu le vocabulaire employé) imposent une réorganisation au forceps des hôpitaux : réduction d’effectifs, fermetures d’établissements et de blocs opératoires, suppressions et regroupements arbitraires de services. 900 médecins de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont 425 chefs de service, 118 chefs de pôle et 31 présidents de Comité consultatif médical (CCM), sont entrés en résistance et menacent de démissionner de leurs fonctions administratives si les suppressions de postes sont confirmées. Car on a organisé dans leur dos une véritable « francetélécomisation » du service public hospitalier : « rentabilité », « flexibilité », « fluidité », « task force », « production de soins », etc. La réforme engendrée par la T2A, qui met le public en compétition avec les cliniques privées, impose une réorganisation répondant à une logique purement financière et n’incluant aucunement la mission de l’hôpital public de soigner tous les patients « non-rentables » pour les établissements privés : maladies chroniques ou graves et patients les plus modestes ou en difficulté sociale.

Et comme les déremboursements de médicaments, les franchises médicales et l’augmentation du forfait hospitalier ne comptent que pour 10% des objectifs d’économie fixés, le gouvernement s’attaque à ces dépenses lourdes faites au nom d’une minorité d’assurés : il veut supprimer le système des ALD (Affectations de longue durée) qui permet actuellement à plus de 7 millions de Français d’être couverts à 100% s’ils sont touchés par des formes graves et invalidantes de 30 maladies longues prises en charge par ce programme (cirrhose, sclérose, diabète, accident vasculaire cérébral, Parkinson, hypertension, épilepsie, polyarthrite, infarctus, etc.).

Il y a « réforme » et réforme

« Nos hôpitaux sont à l’agonie, déclare Denis Devictor, président de CCM. Tous les jours nous avons des difficultés à faire tourner la structure faute de personnel ». « On se demande comment on va soigner de la même manière avec moins de monde », s’inquiète Céline Blondiaux, infirmière syndiquée à la CFDT, en précisant qu’un grand nombre d’agents n’arrivent déjà pas à prendre leurs jours de congés ou de RTT. « Dans de nombreux services, on voit des soignants en épuisement professionnel, qui ont le sentiment de ne plus pouvoir assumer leurs missions », constate Yannick Sybelin, secrétaire CGT de l’hôpital de Roanne. En tant que patients, pouvons-nous accepter que ceux qui se dévouent pour nous soigner soient traités ainsi ? Comment pourraient-ils continuer à nous soigner avec attention s’ils sont victimes au quotidien du mépris administratif et financier ?

L’hôpital public souffre d’un manque de personnel. Au nom de ce manque, on le dit incapable d’assurer certains services, que l’on voit ainsi être réorganisés, réduits ou fermés. De ce fait, l’hôpital peut encore moins soigner et se voit retirer ses moyens.
Pourtant, les médecins et soignants ne sont pas contre une réforme, au contraire. Ils dénoncent pour la plupart la vétusté des hôpitaux et le retard d’investissement trentenaire. Puisque depuis 30 ans, les gouvernements successifs ont accepté de vivre avec un coûteux chômage de masse, sans jamais remettre en cause le système de mondialisation financière qui a détruit l’emploi productif, tout en s’endettant pour cela auprès des marchés, l’enveloppe des hôpitaux n’a pas suivi le rythme démographique, les mouvements géographiques et le progrès médical. La première victime de cette politique a été l’investissement. C’est seulement lorsque les responsables politiques auront entrepris l’effort de revenir sur 30 années de compromis que le personnel hospitalier acceptera une réorganisation, qui se fera selon des critères strictement médicaux et reposant sur les besoins de la population.

« Trinquons »

L’hôpital public n’est pas fait pour être rentable. Il est fait pour soigner tout le monde et le mieux du monde. Si chaque citoyen devrait se penser dans la vie publique comme s’il était le président, il a aussi le droit d’être soigné comme le serait le président.
Faisons qu’en 2010, le vœu que tout le monde souhaitera à ses proches en trinquant pour le réveillon ne soit pas un mot vide de sens mais une promesse qui nous engage tous. Santé !


Vidéo :

Articles :


[*La T2A consiste à tarifer les soins selon les pathologies. Ainsi, les actes médicaux simples deviennent rentables alors que les soins lourds et longs font perdre de l’argent. Pour maintenir leur revenu, les hôpitaux publics doivent donc concurrencer les cliniques privées sur ces soins rentables. Ce système ne tient absolument pas compte de la mission de service public qui consiste à soigner tout le monde et toutes les pathologies.

Voir le commentaire

  • roudaut • 21/12/2009 - 13:11

    ce commentaire est le comble de l’absurdité . Devant les déficits colossaux de la sécu. et alors que chaque année les dépenses progressent , il est URGENT de gérer .
    si chacun gérait ses dépenses de santé , comme il gère son propre budget , nous n’en serions pas là .
    Les Gaulois etaient déja indisciplinés et vellleitaires .
    Il faut arreter 1 groupe de professionnels (médical) de taper dans la caisse , sans limitation !!
    qui pousse à la consommation , dans ce pays !!

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Contactez-nous !

Don rapide