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Amérique du Sud : contamination de la crise financière

La rédaction
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Les événements du monde réel donnent tort aux déclarations rassurantes des instances internationales officielles, pour qui la crise économique brésilienne est largement « sous contrôle ». Loin de se tasser, la crise envahit le zone Mercosur à partir du Brésil vers l’Argentine, l’Uruguay et la Paraguay.

Réunis en urgence durant deux jours à Montevideo, les 7 et 8 août, les Etats du Mercosur n’ont même pas pu s’entendre sur la rédaction d’un communiqué conjoint. Les tensions commerciales croissantes entre les deux plus grands pays membres, le Brésil et l’Argentine, sont au cour de la crise qui menace de dissoudre l’union douanière en place depuis huit ans.

Le Brésil a été contraint en janvier de laisser flotter sa monnaie, le Real, et depuis le Real a perdu 30% face au dollar. De son côté, l’Argentine a continué à maintenir une parité rigide avec le dollar, suite à la mise en place de son système de « currency board ».

Cette situation s’est traduite ces six derniers mois par de très grandes distorsions en terme d’échanges entre les deux pays. A la veille d’un rendez-vous électoral, en octobre prochain, et avec un PIB qui s’est contracté de 4% durant le deuxième trimestre, le président argentin Carlos Memem a imposé des tarifs douaniers protectionnistes sur les textiles, les chaussures, et les produits papetiers importés du Brésil, qui est le plus important partenaire commercial de l’Argentine.

En réponse, le Brésil a annoncé la semaine dernière qu’il refuse de procéder à la libéralisation prévue des tarifs douaniers sur l’automobile, un produit d’exportation de première importance pour l’Argentine. Deux comités ont été formés pour mettre en place une médiation. Ils doivent faire le point lors de la prochaine réunion spéciale du Mercosur, à la fin de septembre, avec l’espoir de mettre fin à cette âpre confrontation commerciale.

Si la crise se prolonge, elle pourrait atteindre sévèrement la structure financière fragile du Brésil. Durant les trois dernières semaines, depuis que la guerre commerciale a éclaté, le taux de change du Real brésilien par rapport au dollar est passé de 1,65 à 1,86, faisant renaître pour la première fois depuis plusieurs mois les craintes de nouvelles fuites de capitaux étrangers. L’indice de la Bourse de Sao Polo, le Bovespa, a perdu 15% depuis la mi-juillet. Malgré la dévaluation de la monnaie, les exportations brésiliennes ont déjà baissé de 14% cette année, en partie à cause de la récession accrue en Argentine.

Les inquiétudes renouvelées concernant l’inflation ont fait monter le spread entre les taux d’intérêts au jour le jour et les taux sur les crédits à un an, de 200 points en juin, à plus de 700 points de base actuellement. Le Brésil étant très dépendant de l’étranger vis-à-vis des emprunts en devises à court terme, le pays est vulnérable au moindre choc et se verrait particulièrement affecté si les Etats-Unis augmentaient leur taux d’intérêt. Entre 1994 et 1998, la dette extérieure du Brésil est passée de 148 milliards à 234,6 milliards de dollars. Sur la même période, les paiements en intérêts se sont accrus de 6,34 milliards à 12,09 milliards, ils atteindront cette année 18 milliards selon les estimations.

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