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Angelides évoque Glass-Steagall et défend l’investissement productif

La rédaction
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26 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Dans sa dernière interview sur la radio publique new-yorkaise WNYC, Phil Angelides, président de la Commission d’enquête sur le crise financière (FCIC) dont les récentes conclusions ont un effet dévastateur, a non seulement évoqué la loi Glass-Steagall de séparation stricte entre spéculateurs et banques, mais a implicitement développé le principe Glass-Steagall, c’est-à-dire la distinction entre l’investissement productif et non-productif – ce qu’il fustige sous le terme d’ « économie papier » .

Lorsque le journaliste Brian Lehrer lui a demandé ce qu’il pensait de la théorie des Républicains selon laquelle la crise a été causée par la bulle du crédit et l’excès de liquidités, Angelides a répondu : « L’existence d’une grande quantité de capitaux disponibles ne mène pas forcément au désastre (…) Plutôt que d’être mis dans des hypothèques complètement toxiques, tout cet argent aurait pu être orienté vers la création d’emplois, d’entreprises et de richesses pour l’ensemble de la société – une grande quantité de capitaux disponibles peut donc être une bonne chose. »

Ensuite, Lehrer l’a interrogé sur l’abrogation de la loi Glass-Steagall et lui demanda si ce fut la cause de la crise. Angelides répondit que la séparation Glass-Steagall avait été progressivement déconstruite par une série de règlements mis en place par la Réserve fédérale d’Alan Greenspan et que ce fut de manière certaine un des facteurs clés de cette crise. Puis il l’illustra ainsi :

« L’exemple classique d’une banque qui s’est retrouvée en danger à cause de ses activités de titrisation est Citigroup. Elle s’est retrouvée en fin de journée avec une exposition de 55 milliards de dollars sur les produits titrisés liés aux subprimes et a dû enregistrer des pertes de plusieurs dizaines de milliards. Si Glass-Steagall avait encore été en place, ou au moins un genre de séparation, cet établissement bancaire ne se serait pas retrouvé en danger. Je ne sais pas si c’est LA cause, mais ça a effectivement rajouter de l’huile sur le feu. »

Puis Lehrer en vint à la crise budgétaire qui secoue actuellement les Etats américains ; Angelides dit simplement la vérité : l’origine de leurs problèmes est « le terrible effondrement de l’économie » . Alors que les gouverneurs républicains accusent les fonctionnaires et le service public d’être responsables de la crise budgétaire, Angelides a qualifié leur rhétorique de véritable « réécriture de l’histoire par Wall Street et la droite » . Il prit l’exemple de la Californie où le chômage atteint les 17% en expliquant que « c’est la conséquence de la crise financière, pas la faute des enseignants » a qui l’on coupe les budgets aujourd’hui.

Pour finir, interrogé sur son avenir, Angelides répondit : « Je vais continuer à parler de tout ça car nous avons bâti une véritable économie papier qui nous a laissé sur la paille. Je veux me faire l’avocat d’un système de capitaux responsables qui contribuent à créer une large prospérité, pas ces cycles d’emballement-effondrement qui sont si destructeurs. »


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