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Appels renouvelés à la démission du vice-Président

La rédaction
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« Monsieur le vice-président, il est temps de partir ». C’est bien le New York Times, le grand quotidien de l’establishment, qui titrait ainsi le 16 février. Dans l’article qui suit, le chroniqueur Bob Herbert écrivait : « Il est temps pour Dick Cheney de démissionner - pour le bien du pays et le bien de l’administration Bush ». Cheney a eu sa guerre, et « pendant que les braves jeunes soldats et marines de la nation se déplacent en Irak dans des humvees et autres véhicules scandaleusement dépourvus des protections nécessaires, esquivant les balles, les bombes et les engins explosifs improvisés, M. Cheney (qui s’est toujours arrangé pour ne pas faire son service), prenait, la conscience parfaitement tranquille, son fusil Perazzi de luxe, calibre 28, pour se rendre au Texas pour une partie de chasse aux cailles en compagnie de gens richissimes. » A l’occasion de cet accident, « la légende d’un vice-Président dur, faucon, impitoyable, a commencé à se transformer en l’image moins héroïque d’un incompétent imprudent, renfrogné, qui a pris son copain pour un oiseau. Cette histoire ne disparaîtra pas. (...) Dick Cheney rappelle constamment tout ce que la Maison Blanche tient le plus à oublier. (...) M. Cheney rendrait service à sa nation et à son Président en faisant sa valise et en retournant dans le Wyoming. Il est devenu un sujet de blague, mais elle n’est pas drôle. »

Le rédacteur du New York Daily News, Michael Goodwin, estimait dans un éditorial que Cheney était fini et devait partir parce qu’il n’y a « pas de place pour la risée ». Il arrive souvent que le ridicule plante le dernier clou dans le cercueil politique d’un dirigeant. Qu’il en soit ainsi cette fois encore.

Qui devrait remplacer Cheney ?

Une ancienne adjointe de Ronald Reagan, Peggy Noonan, reconnaissait dans le Wall Street Journal du 16 février que de nombreux républicains se demandent qui devrait remplacer Cheney. Noonan, qui a également rédigé certains discours de George Bush père lors de sa campagne présidentielle de 1988, écrit : « D’une certaine manière, l’accident de chasse de Dick Cheney s’effacera. Mais d’une certaine manière, il ne s’effacera jamais. (...) Dick Cheney (...) a été décrit comme la force ténébreuse de l’administration, et aujourd’hui, il y a une image mentale qui accompagne sa réputation. Feu ! Tant pis pour Harry ! Feu ! »

En public, poursuit-elle, certaines personnes à la Maison Blanche parlent d’aider le vice-Président, mais en privé, ils réfléchissent à sa succession. « Il n’y a pas que l’accident de chasse en tant que tel. Depuis cinq ans maintenant, Dick Cheney s’attire, comme un aimant, la haine du public : Halliburton, les réunions sur l’énergie, Lewis Libby, Plamegate. (...) Mais à un moment donné, cet aimant peut attirer tellement de haine » que l’on décide de le laisser définitivement tomber.

« Ce gouvernement aime taper sur la touche "rafraîchir" lorsque l’écran est figé. Maintenant son écran est planté, avec un taux de popularité aux alentours de 40 %. » Or c’est Cheney lui-même qui doit prendre la décision de partir, on ne peut pas le forcer. Il suffirait peut-être pour cela de lui faire comprendre que les républicains risquent de perdre les élections en 2008 s’il reste au pouvoir.

« En 1992, quand George H.W. Bush était en difficulté (...) nombreux furent ceux qui l’encouragèrent à prendre un nouvel élan en se débarrassant de Dan Quayle [comme candidat à la vice-présidence]. Il ne l’a pas fait. George W. Bush adore faire le contraire de ce que son père a fait. (...) Qui serait [le remplaçant] ? Telle est la question que les hommes du Président doivent se poser. »

Dans un article paru dans Fox News du 17 février, l’ancien député du Texas Martin Frost estime que, tant du côté républicain que démocrate, on s’interroge sur le maintien ou non de Cheney à son poste. « Il n’est pas déraisonnable de considérer les conséquences politiques d’une démission de Cheney ». Puis il cite quelques motifs plausibles pour son départ :1) son âge et son état de santé, 2) le scandale et le procès de Lewis Libby, et 3) la crainte qu’il assure la défaite des républicains en 2008. D’ici là, le meilleur présidentiable républicain devrait déjà occuper la fonction de vice-Président. Il énumère ensuite quelques candidats potentiels : McCain, Condi Rice, Bill Frist et George Allen.

L’alcool a-t-il joué un rôle dans l’accident de chasse ?

Comme Lyndon LaRouche, de nombreux analystes de ce qui aurait pu tourner à la tragédie constatent que la question de l’alcool a été fortement occultée. Le rapport du shérif du comté, rendu public le 15 février, ne fait que renforcer cette impression. Dans le magazine Salon, un ancien responsable du gouvernement Clinton, Sidney Blumenthal, cite Karin Armstrong, qui participait à la partie de chasse. « Peut-être a-t-on bu une bière ou deux, mais tout le monde dans la partie ne tirait pas. » Blumenthal fait remarquer que cette déclaration a été « ôtée sans explication » du site internet MSNBC et remplacée ensuite par une référence au soda Dr Pepper !

De même, comme l’ont fait remarquer l’EIR et d’autres, le vice-Président affirmait dans son interview à Fox News qu’il avait bu de la bière pendant le déjeuner, mais la chaîne n’a pas diffusé cette partie de l’interview et a même effacé ce passage de la transcription prétendument « complète » reproduite sur son site.

Les rapports différent dans les médias, mais il semble que le shérif du comté de Kenedy n’ait envoyé d’enquêteur au ranch des Armstrong que le samedi soir, alors qu’il avait été informé très rapidement de l’accident. Arrivé sur place, cet enquêteur s’est vu interdire l’accès au vice-Président et aux autres participants, ce avec l’approbation du shérif. Ce dernier a alors décidé d’envoyer un autre enquêteur au ranch le lendemain, à 8 heures du matin. Le rapport du shérif rendu public le 15 février ne donne aucune explication de ces irrégularités. Attendait-il que des éléments de preuve disparaissent, comme l’a suggéré Lyndon LaRouche ? Au bout de 14 heures, on ne trouve plus trace d’alcool dans le sang.

Quand un journal local l’interrogea sur ce délai de 14 heures, le shérif répondit qu’il participait à un barbecue avec sa famille et qu’il n’a pas voulu l’interrompre. Il ne s’est cependant pas déplacé lui-même, il a envoyé son adjoint San Miguel !

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