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Après Campbell, Blair ?

La rédaction
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La démission du directeur de la communication du Premier ministre Tony Blair, Alastair Campbell, le 29 août, a bouleversé la scène politique britannique. Certes, ce dernier se trouvait, ces dernières semaines ,au centre de violentes controverses en raison de son conflit avec la BBC, de son rôle dans les circonstances menant entourant la mort de l’expert en armement David Kelly et de son rôle douteux dans la préparation des fameux dossiers sur les prétendues armes de destruction massive (ADM) irakiennes, mais sa démission soudaine est néanmoins inattendue.

Blair se trouve désormais dans une position vulnérable, puisque c’est Campbell qui était chargé de rendre « acceptables » sa politique litigieuse. Sa démission risque aussi de faire des remous de l’autre côté de l’Atlantique, Campbell ayant travaillé en étroite collaboration avec l’équipe de Dick Cheney pour monter la propagande en faveur de la guerre d’Irak.

Tony Blair a lui-même soulevé la question de sa propre démission le 28 août, lors de son témoignage devant Lord Hutton. Il l’a fait « négativement », affirmant sans vergogne que si son bureau avait été impliqué dans la manipulation du dossier sur les ADM irakiennes, comme l’en accuse la BBC, il aurait déjà dû démissionner. A travers son témoignage, il a néanmoins laissé entendre de manière convaincante qu’à la suite d’une discussion avec le président Bush, en septembre 2002, il avait demandé que les « preuves » sur les ADM irakiennes soient rendues plus solides, afin de justifier l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne. Bush et lui avaient décidé, dit-il, de « s’occuper de la question irakienne, d’élaborer une stratégie et d’y aller ». Signalons que les médias, dans leur couverture de l’événement, ont tous relevé le fait que Blair avait soulevé la question de sa démission.

Le 30 août, le Guardian publiait un commentaire du journaliste d’investigations Tom Bower, intitulé : « La tromperie sur le dossier sera le Watergate de Blair ». Avec force détails, Bower y trace un parallèle entre ce qui arrive à Blair aujourd’hui, notamment avec la démission de Campbell, et le processus qui s’est déroulé de 1972 à 1974, ayant mené à la chute de Richard Nixon. « Le cauchemar pour Blair serait un mandat judiciaire l’enjoignant de révéler tous les messages échangés entre Downing Street et la Maison-Blanche, ce qui expliquerait pourquoi Blair était déterminé à envahir l’Irak, malgré l’absence d’ADM. La révélation de ces secrets serait la prochaine étape vers le Watergate de Blair. » Bower conclut : « Jusqu’à la mort du Dr Kelly, Blair s’était fermement opposé à toute enquête judiciaire sur ce qui avait conduit à la guerre. L’image d’un juge et d’un procureur, comme dans le Watergate, réexaminant les bandes magnétiques secrètes, les e-mails et les fichiers de la machine de guerre de Whitehall, horrifiait le Premier ministre. Aujourd’hui, il est à la merci d’un juge - le même sort que Nixon . »

Les chefs d’état-major britanniques étaient contre à la guerre d’Irak

Un autre coup dur attendait Tony Blair lors de sa comparution devant le juge Hutton : la BBC publia un e-mail privé envoyé à son directeur Richard Sambrook, indiquant que les chefs des trois branches de l’armée britannique étaient contre la guerre d’Irak.

Selon cet e-mail, « des officiers hauts placés dans le renseignement britannique ont refusé d’aider [à manipuler le dossier controversé de renseignement] », et « nos chefs des trois services armés étaient au courant de leur refus et l’ont soutenu. » Plus loin, on peut lire : « sans grande surprise, puisque deux semaines auparavant, un dimanche après-midi, lors d’une réunion secrète et non divulguée avec Blair au N°10, nos trois officiers supérieurs lui ont dit qu’ils s’accordaient tous à croire que c’était une guerre que la Grande-Bretagne ne devait pas mener, et qu’il ne devait pas soutenir ce qu’ils voyaient comme un Bush de plus en plus instable. L’un d’entre eux a failli démissionner quelques jours après, mais les autres l’ont persuadé de rester en poste . »

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