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Après avoir fait trébucher DSK, Eric Schneiderman s’en prend à Wall Street

La rédaction
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Par Paul Gallagher, EIR

L’arrestation de Dominique Strauss-Kahn ayant déstabilisé le groupe qui, avec Tim Geithner du Trésor et Ben Bernanke, chef de la Réserve fédérale, a imposé la politique de sauvetage des institutions financières grâce à un énorme renflouement avec des fonds publics, les procureurs généraux des Etats-Unis ont foncé avec toute une série d’enquêtes sur le rôle des grosses banques d’affaires de Wall Street et de certaines grandes banques européennes dans la crise de 2007.

Le premier à avoir dégainé est le procureur général de New York, Eric Schneiderman, l’homme qui a fait trébucher Strauss-Kahn. Jusqu’au début mai, il était le seul à avoir bravé l’interdiction par Barack Obama de toute action judiciaire contre les banques. Début 2011, Schneiderman avait déjà ouvert une enquête contre Goldman Sachs, Bank of America et Morgan Stanley, afin de déterminer leur rôle dans la crise de l’immobilier qui secoue le monde depuis 2007. Le 24 mai, il étendait son enquête à quelques grosses banques européennes, Royal Bank of Scotland, UBS et la Deutsche Bank, auxquelles sont venues s’ajouter JP Morgan Chase et Morgan Grenfell.

Tout ceci remonte au scandale des saisies de logement qui a éclaté aux Etats-Unis en octobre 2010, lorsque l’on découvrit que les banques et certaines sociétés spécialisées dans les saisies de logements, dont les hypothèques n’étaient plus honorées, étaient en train de saisir des millions de logements en toute illégalité, car, à cause de la vente de titres hypothécaires par paquets (les fameuses titrisations), on ne savait plus à qui appartenaient ces propriétés.

Très rapidement, Ben Bernanke et Tim Geithner s’étaient portés au secours des banques d’affaires, faisant pression sur les cinquante procureurs généraux des Etats-Unis pour qu’ils abandonnent toute procédure judiciaire en échange d’un accord amiable avec ces intérêts financiers, qui accepteraient de payer une amende collective de 5 milliards de dollars, assortie de quelques vagues promesses de ne plus recommencer à l’avenir.

C’était compter sans la détermination d’Eric Schneiderman, dont l’enquête concerne quatre points essentiels : 1) les conditions d’octroi des crédits hypothécaires, 2) la création d’un marché de titrisations adossées aux crédits hypothécaires, les MBS (Mortgage backed securities - MBS), dont l’encours frôle les 7000 milliards de dollars, 3) les conditions de saisie des logements, 4) les émissions de produits dérivés synthétiques (CDO et autres) sur la base de ces mêmes titres hypothécaires, dont le marché est estimé à plusieurs dizaines de milliers de milliards de dollars !

Dans la foulée de l’action contre DSK, au moins quatre procureurs généraux se sont engouffrés dans la brèche ouverte par Schneiderman, rompant leurs accords avec Geithner et Bernanke pour ouvrir leurs propres enquêtes entre le 23 et le 26 mai. Ainsi, Kemala Harris, procureure générale de Californie, dont l’enquête vise les mêmes objectifs que celle de New York, a déclaré à la presse qu’elle allait « chercher la fraude et le crime à chaque étape du processus du marché hypothécaire ». Les autres sont Lisa Madigan, de l’Illinois, Mark Shurtleff de l’Utah, et George Jepsen, du Connecticut.

Enfin, le 2 juin, Eric Schneiderman a cité Goldman Sachs à comparaître pour répondre des agissements de la firme dans la période ayant mené à la crise financière. Selon Bloomberg , le procureur général agit dans le contexte du rapport préparé par la sous-commission d’enquêtes du Sénat sur le rôle de Wall Street dans l’effondrement du marché de l’immobilier aux Etats-Unis, la commission dite Levin. Ces sources rappellent que ce rapport avait été transmis au département de la Justice et à la Securities Exchange Commission (SEC) pour soutenir d’éventuelles actions en justice.

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