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Après l’Irak, la Corée ?

La rédaction
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L’offensive effrénée des faucons de Washington contre l’Irak, malgré l’opposition internationale, rend la situation dans la péninsule coréenne d’autant plus dangereuse - même s’il est possible que Washington ne veuille pas lancer deux guerres à la fois. La Chine, la Russie et la Corée du Sud reconnaissent toutes le danger posé à l’Asie par la dynamique de guerre de Washington. Toutefois, malgré une forte opposition populaire, Tokyo soutient la position de Bush.

Le danger de guerre en Corée vient essentiellement du fait que l’accord-cadre, signé en 1994 par le gouvernement Clinton avec la Corée du Nord, n’a jamais été respecté côté américain. Cet accord avait été motivé par les attaques des néo-conservateurs américains accusant la Corée du Nord de développer des armes nucléaires à partir de ses centrales nucléaires. On avait donc prévu la fermeture de ces centrales en échange de la création de l’Organisation de développement de l’énergie coréenne (ODEC), qui devait fournir à Pyongyang des réacteurs nucléaires à eau légère, pour une capacité totale de 2000 mégawatts et un coût de 4 milliards de dollars. L’ODEC, qui comprend la Corée du Sud, le Japon, la Chine, la Russie, l’Allemagne et les Etats-Unis, devait aussi fournir à la Corée du Nord du pétrole brut en attendant que les nouveaux réacteurs entrent en service à partir de 1999. Les réacteurs en question n’ont jamais été construits, rendant inapplicables les autres dispositions de l’accord.

La Corée du Nord est une nation désespérément pauvre et dirigée par un régime avec lequel il est certes difficile de traiter. Mais il devrait être clair que la seule issue positive passe par des projets communs, notamment le développement de l’énergie nucléaire et le projet ferroviaire inter-reliant à nouveau la péninsule coréenne. Si, malgré les efforts des Nations unies et la coopération de Bagdad, Washington lance une guerre contre l’Irak, Pyongyang conclura, à juste titre, qu’il n’y a aucune raison de chercher à négocier avec les Etats-Unis. Le discours de Bush de janvier 2003 sur l’« axe du mal » a clairement montré qu’après l’Irak, la Corée du Nord était dans la ligne de mire. Le régime nord-coréen, confronté à d’énormes problèmes internes, réagira pour se préserver... éventuellement par une attaque offensive. La cible ne serait pas, bien sûr, les Etats-Unis, mais la Corée du Sud. Une guerre coréenne aurait également de graves répercussions sur la Chine et la Russie. Ces deux pays, ainsi que la Corée du Sud, qui s’oppose absolument à toute guerre avec le Nord, appellent donc les Etats-Unis à respecter l’accord de 1994 et à traiter directement avec le régime de Pyongyang.

Dans une déclaration conjointe rendue publique le 27 février, pendant la visite à Pékin du ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, ce dernier ainsi que son homologue chinois Tang Jiaxuan ont déclaré que la guerre contre l’Irak « peut et devrait être évitée ». Ils ont ajouté que les deux gouvernements s’efforceraient de promouvoir un « dialogue constructif et équilibré entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, sur la question nucléaire coréenne », qui « sera d’une grande portée pour la normalisation des relations ». Tous deux ont exprimé une « inquiétude profonde » quant à la situation de la péninsule coréenne. Pendant la visite historique du président Poutine en Chine, en décembre dernier, les deux pays ont réaffirmé que toutes les parties devaient se conformer à la convention de 1994 - visant en particulier les Etats-Unis.

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