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Après l’élection partielle de Dresde

La rédaction
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Lors de l’élection partielle de Dresde, le 2 octobre, le candidat des chrétiens-démocrates (CDU) a remporté l’élection du « candidat direct », tandis que les sociaux-démocrates (SPD) du chancelier Gerhard Schröder gagnaient le vote pour le parti - la « deuxième voix ». La CDU/CSU dispose désormais de 226 sièges au Bundestag, contre 222 pour le SPD qui reste, cependant, le premier parti au parlement (si l’on sépare la CDU de sa formation sœur en Bavière, la CSU).

La candidate directe du Mouvement des civiques-Solidarité (BüSo), Kasia Kruczkowski, a obtenu 0,6 % des suffrages, après une campagne menée tambour battant par quelque 70 jeunes militants du BüSo. Le grand problème de Kruczkowsi et du BüSo a été le black-out presque total des médias pendant la campagne électorale, auquel est venue s’ajouter la résignation des électeurs de Dresde à voter pour le « moindre mal » - la sociale-démocratie - vu la situation de blocage entre le SPD et la CDU/CSU après les résultats nationaux du 18 septembre.

Maintenant que les résultats définitifs sont connus, les négociations en vue de former un gouvernement de grande coalition (CDU/CSU-SPD) vont démarrer pour de bon et devraient durer environ un mois. Entre-temps, Schröder restera chancelier jusqu’à l’élection de son successeur. Le nouveau Bundestag se réunira le 18 octobre, mais le vote pour désigner le chancelier interviendra sans doute plus tard.

Les semaines à venir seront les plus difficiles pour Angela Merkel, la candidate CDU à la chancellerie. Bien qu’elle tente de tirer un « avantage psychologique » du résultat du scrutin de Dresde, elle est déjà la cible de critiques dans ses propres rangs, notamment de la part de l’ancien ministre de la Défense Volker Rühe, du vice-président de la CDU Jürgen Rüttgers, premier ministre de Rhénanie du Nord-Westphalie (RNW), de l’ancien ministre CSU de la Santé Horst Seehofer et d’autres responsables de la CSU.

Selon Karl-Josef Laumann, ministre des Affaires sociales en RNW et président de la CDA, l’influente commission du Travail de la CDU, la stratégie électorale de Merkel a échoué car les électeurs n’ont pas aimé l’emphase mise sur le néo-libéralisme aux dépens de l’Etat social. « Ceux qui avaient salué la dé-socialdémocratisation du parti se réveillent aujourd’hui avec une grande coalition », dit Laumann. Selon Günther Beckstein de l’Union social-chrétienne bavaroise, en charge de la politique de sécurité intérieure dans l’équipe de campagne de Merkel : « De temps en temps, nous, à la CSU, devons nous demander ce que Jésus aurait dit, plutôt que ce que [l’idéologue néo-libéral] von Hayek aurait pensé. » Une autre personnalité de la CSU, Matthaeus Strebl, spécialiste des questions de sécurité sociale, déclara sans détour : « Le principal problème de cette campagne, c’est que nous avions une tête de liste dont nous ne voulions pas. » De même, les deux principaux rivaux de Merkel à l’intérieur du parti, Christian Wulff et Roland Koch, premiers ministres de Basse-Saxe et de Hesse, ont pris leurs distances avec les positions des néo-conservateurs. Il n’est donc pas à exclure que le parti sacrifie Merkel afin d’aboutir à un accord avec le SPD pour former une grande coalition.

Dans un commentaire « à chaud » depuis les Etats-Unis, Lyndon LaRouche a noté que les élections allemandes n’étaient pas concluantes. L’Allemagne doit désormais former un gouvernement viable, vraisemblablement de grande coalition. Mais il est clair que tout gouvernement dirigé par Angela Merkel serait un désastre, vu le manque évident de confiance qu’elle inspire, et qu’il se désintégrerait rapidement. Les conséquences de la crise américaine actuelle détermineront le contexte dans lequel se résoudra la situation allemande.

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