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Après la Géorgie, les Britanniques ciblent l’Ukraine

La rédaction
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2 septembre 2008 (LPAC) — Le discours prononcé par le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, le 27 août à Kiev, était délibérément provocateur, notamment lorsqu’il déclara que la Grande-Bretagne soutient l’adhésion de l’Ukraine et de la Géorgie à l’OTAN et à l’Union européenne (UE). En outre, il appela encore une fois à créer « la plus large coalition possible contre l’agression russe », accusant le Président russe Medvedev de « tenter de redessiner la carte de la région du Caucase ».

Deux jours avant ce discours, Tony Barber, un éditorialiste du Financial Times, affirmait que l’Ukraine serait le prochain point de crise. « Parmi les leçons à tirer de la guerre russo-géorgienne, figure le fait que le prochain choc entre l’Union européenne et la Russie pourrait concerner l’Ukraine, écrit-il. Le risque de trouble est particulièrement élevé au sujet de la Crimée, cette péninsule ukrainienne où la majorité de la population est composée d’ethnies russes et où la flotte russe de la mer Noire a loué des bases pour vingt ans, jusqu’en 2017. » Pour Tony Barber, la rencontre entre l’UE et l’Ukraine, prévue le 9 septembre à Evian, ferait bien de présenter un plan concret de renforcement des liens UE-Ukraine.

Les responsables ukrainiens ont déjà fait savoir qu’ils ne renouvelleraient pas la location de la base navale à la Russie. Quant au Président ukrainien, Viktor Iouchtchenko (lui aussi porté au pouvoir en 2004 grâce aux dollars de George Soros, comme Mikhaïl Saakachvili en Géorgie), il a évoqué l’« OTAN » à plusieurs reprises au moment de la fête de l’indépendance de l’Ukraine, le 24 août.

Dans une tribune du Washington Post, le 25 août, Iouchtchenko écrivait que « le meilleur moyen d’assurer la sécurité nationale de l’Ukraine et d’autres pays est de participer au système collectif de sécurité des nations démocratiques et libres, représenté aujourd’hui par l’OTAN ».

La défense de l’Ossétie du sud par la Russie « a ravivé la question de la sécurité nationale de l’Ukraine. Etant donné les activités de la flotte russe, j’ai dû émettre un décret régulant son fonctionnement sur le territoire de l’Ukraine », écrit-il, en référence directe à la base navale russe de Sébastopol.

On entend encore d’autres appels à un conflit avec la Russie, autour de l’Ukraine, en provenance du European Council on Foreign Relations (ECFR), fondé par George Soros. Dans un nouveau rapport, il appelle l’UE à renforcer ses liens avec l’Ukraine et son soutien à la Moldavie. Ces liens devraient impliquer « un engagement plus fort envers la démocratie, la prospérité et la sécurité dans la région », tout en gardant « sur la table des mesures sévères envers Moscou, au cas où la Russie résisterait ».

Le rapport propose d’en discuter lors du sommet UE-Ukraine du 9 septembre : « L’UE devrait avoir un engagement spécial envers l’Ukraine. (...) Elle devrait lui reconnaître le droit d’adhérer à l’UE, se mettre d’accord sur un régime plus libéral de visas, offrir une clause de solidarité (militaire, NdlR) soutenant l’intégrité territoriale de l’Ukraine et commencer à intégrer l’Ukraine au sein du marché de l’énergie de l’UE. »

L’ECFR note plus loin que « l’UE devrait aussi renforcer sa promesse concernant l’adhésion de la Moldavie, qui est à la frontière de l’Ukraine ». En outre, et ce fut écrit avant la reconnaissance par la Russie de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie, l’UE devrait fournir des troupes pour de nouvelles forces de maintien de la paix dans ces deux républiques, tout en soutenant une commission d’enquête internationale sur le conflit géorgien, pour en établir les causes. Bien qu’admettant le caractère « contre-productif » de sanctions à l’égard de la Russie, la voie qui est proposée en alternative n’est pas moins contre-productive et provocatrice, révélant la véritable nature de cette campagne impériale de l’UE.

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