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Après le coup d’Etat de Lisbonne en Irlande

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Par Bertrand Buisson

Forcés de se prononcer une deuxième fois après leur « non » franc et massif du 12 juin 2008, les Irlandais viennent de dire « oui » au traité de Lisbonne par 67 % contre 33 %. Ce vote est le résultat d’une campagne de propagande sans précédent, dans un des pays européens les plus touchés par la crise. La Commission européenne, menée par son président José Manuel Barroso, n’a pas hésité à interférer dans la campagne référendaire, volant au secours du gouvernement de Brian Cowen dont l’impopularité (85 %) croît aussi vite que le chômage (qui a doublé en un an). Avec la nationalisation des mauvaises dettes des banques pour la modique somme de 54 milliards d’euros, empruntés à la BCE, et le programme de coupes budgétaires de 5 milliards dans les services sociaux, ce duo est déjà surnommé « les frères ciseaux ». Pour leur campagne, Cowen et Barroso ont pu compter sur la bienveillance des banques irlandaises et le soutien sans faille des grandes entreprises étrangères qui profitent des bas salaires irlandais. La campagne du « oui » a entièrement misé sur la peur du chômage et de l’exclusion en promettant que le « oui » ramènerait emplois et croissance.

Une campagne à la Goebbels…

A peine clos les bureaux de vote, le ministre des Finances s’est pourtant empressé de déclarer : « Nous n’avons jamais promis d’emploi en retour du "oui" », alors que son slogan de campagne était « YES for jobs ». Et les médias irlandais ont donné deux fois plus de couverture au « oui » qu’au « non ». Quant à Barroso, tout juste réélu à son poste (il était l’unique candidat), il est venu deux semaines avant le référendum pour pleurer à chaudes larmes sur le sort des 2000 ouvriers de l’usine Dell délocalisée, leur promettant la « solidarité européenne » avec une somme de 14,8 millions d’euros pour leur reclassement, mais sans leur dire qu’il avait aussi été solidaire avec les ouvriers polonais, puisque la Commission a versé 55 millions à Dell pour implanter cette usine en Pologne ! YES for jobs ! La commission a même fait pire que mentir, elle a outrepassé son mandat : alors qu’elle n’a pour charge que l’application des traités en vigueur, elle a financé sur ses fonds (150 000 euros) la diffusion de 1,1 million de brochures « informatives », distribuées gratuitement dans les journaux du dimanche parus cinq jours avant l’élection.

…et un corporatisme mussolinien

Et la Commission, qui travaille déjà quotidiennement avec les quelque 15 000 lobbyistes privés de Bruxelles, a exhibé au grand jour sa nature corporatiste. Le commissaire européen aux Transports, Antonio Tarijani, qui s’est rendu en Irlande pour faire campagne, a été transporté gracieusement par la compagnie RyanAir, qui a par ailleurs fait don de 500 000 euros à la campagne du « oui ». De leur côté, les 1600 groupes de lobbying représentant les intérêts des grandes entreprises auprès de la Commission et du Parlement européen à Bruxelles, ont mis la main à la poche. Rien d’étonnant car si le traité de Lisbonne est ratifié, encore plus de pouvoir et de décisions se concentreront à Bruxelles, renforçant ainsi leur propre pouvoir d’influence. Mi-septembre, au lendemain d’un sondage annonçant une baisse du « oui » de 56 à 48 % (on est bien loin des 67 %...), une fédération de lobbyistes a levé 500 000 euros en 24 heures pour sauver le « oui ». Intel, PricewaterhouseCoopers et bien d’autres ont aussi contribué ou simplement sermonné leurs employés irlandais pour qu’ils votent « dans l’intérêt de l’entreprise ».

…mais le Traité de Lisbonne sera balayé

Techniquement, le dernier obstacle à la ratification est la signature du président tchèque Vaclav Klaus, qui pourrait retarder la procédure jusqu’au printemps afin que l’arrivée au pouvoir des conservateurs en Grande-Bretagne permette un référendum. Mais l’essentiel n’est pas là. Les conditions sont actuellement réunies pour une désintégration accélérée de l’économie mondiale. Effondrement des monnaies et de la production, faillites des banques et des Etats rendront les traités européens bien fragiles lorsque les peuples d’Europe seront dans la rue pour exiger une rupture avec ce système impérial-monétariste que sert cette UE-là.


A lire : Le Coup d’Etat de Lisbonne veut porter Blair au pouvoir


Voir les 4 commentaires

  • cirete • 10/10/2009 - 01:55

    Très dérangé par les amalgames et les dérives de ce texte. Aucune objectivité, des termes tendancieux... Il est possible (ce serait à étudier, l’orientation du ton laisse à douter très sérieusement de ce qui est dit) que la commission ait dépassé son mandat ou ait joué un double jeu, mais ce texte en fait tout autant. Il n’est aucun honneur à dénoncer quelqu’un par les mêmes armes que lui.

    • Bertrand Buisson • 10/10/2009 - 09:38

      Bonjour Cirete,

      Je serais bien curieux de savoir exactement où se situe "les amalgames" dans cet article et en quoi je joue un "double jeu".

      Cordialement,

      L’auteur.

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  • Kzimir • 05/10/2009 - 17:35

    La politique tirelire.
    Le tigre celtique se révèle être un tigre de papier.
    Lorsqu’on qualifiait l’Irlande de tigre économique, les Irlandais on rejeté le traité et maintenant que la crise frappe 67% des votants ont dis oui, il faut dire que l’UE a fait le maxi pour orienter la population avec y compris des subsides en espèces sonnantes et trébuchante, now on va voir le couperet tomber des lendemains d’élections càd : "à partir de dorénavant ça sera comme d’habitude".
    Un vote aussi massif que celui des ex satellites sovietique, ça en dit long sur la désorientation du peuple, mais ils ne se relèveront pas pour autant,on connait les lendemains des propagandes électorales des menteurs.
    Les irlandais hélas seront dans la panade avec les autres pays de l’oignon,une couche de plus, ça soulage d’avoir des compagnons face a un avenir aussi sombre, la barcasse UE ne tiendra pas bien longtemps, avec une hyper-inflation, ça sent le remugle et le bruit de l’ancien temps celui des bottes :Trac trac ! Trac trac trac...Enfin, je n’invente rien tout cela a déjà été théorisé ça fait un bail.

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  • logica • 05/10/2009 - 16:57

    Je dirais plutôt que toute les conditions sont réunies pour l’émergence d’un fachisme socialiste sous l’égide d’un gouvernement mondial auquel les banques prêtent leur soutien financier, en échange d’un laisser-faire sur les marchés financiers. Car, que l’on ne s’y trompe pas, les réglementations accrues ne sont qu’un trompe-l’oeil destinées à faire avaler à l’opinion public le maintien d’un système responsable pourtant de crises économiques et sociales destinées à perdurer, parce que non résolues sur le fond.

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