Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Après le crash d’Amaranth : réguler les hedge funds ?

La rédaction
visites
1352
commentaire

En réponse à une question sur la faillite du fond Amaranth, le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, a déclaré le 21 septembre que l’Allemagne allait faire de la régulation des fonds de spéculation un aspect important de sa présidence du G-7 l’année prochaine. Selon lui, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, prônerait au moins une plus grande « transparence » de ces fonds, alors que la Securities and Exchange Commission (la COB américaine) prévoit d’enquêter sur les relations entre les hedge funds et les grandes banques.

En même temps, cependant, les pressions augmentent sur le président de l’organisme financier du gouvernement allemand (BaFin), Jochen Sanio, qui a récemment qualifié les hedge funds de « trous noirs » du système financier et appelé à une régulation mondiale de ce secteur.

Après la mise à jour d’un scandale de corruption au BaFin, où un employé du département des logiciels a avoué avoir détourné plusieurs millions d’euros depuis des années, le procureur a ouvert une enquête. Mais dans plusieurs interviews, l’escroc en a fait porter le chapeau à Sanio, faisant valoir que l’absence de mécanismes de contrôle interne stricts lui avaient trop facilité le détournement de l’argent. Par ailleurs, un conflit a émergé entre Sanio et le comité d’entreprise de BaFin au sujet du plan de restructuration en cours.

Sur un thème analogue, celui des private equity funds (fonds d’investissement spéculatif), le magazine Spiegel a publié une interview avec un professeur de droit bien connu, Uwe H. Schneider, dans laquelle il explique en détail les méthodes destructrices utilisées par de tels fonds pour démanteler et, en fin de compte, détruire les PMI et PME allemandes. Ces private equity funds ont déjà acheté 5000 entreprises allemandes, avec un effectif total de 800 000 salariés. « Les PMI constituent l’épine dorsale de notre économie. On la laisse systématiquement minée par un groupe de sociétés d’investissement spéculatif. Nous détruisons notre avenir. »

La plus grande crise depuis LTCM

Le 20 septembre, le fondateur du fonds de spéculation Amaranth Advisors LLC, Nicholas Maounis, a dû annoncer à ses investisseurs que 65 % du capital du fonds - c’est-à-dire six milliards sur neuf milliards de dollars - s’était évaporé en moins de trois semaines en raison de paris malheureux effectués sur le marché à terme du gaz naturel.

La « bonne nouvelle » qu’il était en mesure d’annoncer, c’est qu’un accord avait été conclu avec une « tierce partie » qui a récupéré tous les contrats à terme d’Amaranth sur le gaz naturel. Cette mesure, expliqua le fondateur de ce fonds basé à Greenwich, dans le Connecticut, était destinée à « éviter la fermeture de nos lignes de crédits et, en conséquence, le risque d’une liquidation forcée par les créanciers ». On devait apprendre plus tard dans la presse que le « tiers » en question est constitué de JP Morgan, l’un des principaux courtiers d’Amaranth, et du fonds d’investissement Citadel Investment Group, basé à Chicago. Il semble également que Citigroup négocie une éventuelle injection d’argent frais dans Amaranth pour l’empêcher de sombrer.

Il s’agit ici du même type d’opération de « renflouement » que lors de la crise de LTCM. Sauf que cette fois-ci, l’équipe de sauvetage a estimé qu’il valait mieux tenir le public à l’écart de l’opération et, effectivement, contrairement à 1998, la couverture médiatique du renflouement d’Amaranth reste particulièrement discrète. Il a toutefois été annoncé que les principaux dirigeants des seize plus grandes banques se réuniront le 27 septembre au siège de la Réserve fédérale américaine, à New York.

Contactez-nous !

Don rapide