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Argentine : la prochaine Turquie ?

La rédaction
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Lorsque la crise financière et de la dette a éclaté en Turquie à la mi-février, menant à la dévaluation de la livre turque, beaucoup ont estimé que l’Argentine serait le prochain pays à tomber puisque son renflouement par le FMI n’avait pas empêché l’éclatement d’une deuxième crise. Les investisseurs ont donc commencé à se débarrasser de leur actions et titres argentins. En conséquence, le gouvernement a dû considérablement augmenter les taux des nouvelles obligations émises. Deux mois seulement après avoir reçu 39,7 milliards de dollars du FMI pour contenir l’effondrement économique et financier, la dynamique économique en Argentine est telle qu’elle risque de devenir le « détonateur de la prochaine crise financière internationale ».

Les statistiques économiques publiées pour janvier indiquent que la production industrielle a baissé de 4,2 % par rapport à janvier 2000 et de 6,4 % par rapport à décembre. La production automobile - l’un des secteurs économiques les plus importants du pays, a décliné de 37 %, tandis que le déficit fiscal est de 75 % supérieur à celui de janvier 2000. On craint que le déficit du premier trimestre dépasse au moins de 300 millions de dollars la barre des 2,1 milliards promis au FMI. En février, les achats de biens durables sont tombés à leur plancher absolu, alors que la confiance des consommateurs et les recettes fiscales ont poursuivi leur déclin. Le chômage réel dépasse les 18 % et l’on voit apparaître de plus en plus de « nouveaux pauvres ». Il s’agit de familles appartenant autrefois aux classes moyennes dont le revenu mensuel - la moyenne latino-américaine d’alors- tourne maintenant autour de 500 dollars. Les nouveaux pauvres constituent 28,7 % de la population. Les dépenses des consommateurs tout comme les investissements d’entreprises se sont effondrés en Argentine et les familles ne sont plus en mesure de payer leurs loyers et leurs factures de téléphone.

Les banquiers et experts financiers redoutent que l’Argentine soit incapable d’honorer les paiements sur sa dette extérieure s’élevant à 156 milliards de dollars. Le service de cette dette, de 10 milliards de dollars l’an dernier, devrait doubler cette année pour passer à 20 milliards, soit 40 % du budget total. En outre, le gouvernement pourrait ne pas être en mesure de verser les loyers élevés promis sur les obligations.

La résistance populaire aux mesures d’austérité du gouvernement a été si forte que le président de la Rua a dû imposer les politiques du FMI à coups de décrets (31 jusqu’à présent !), parce que le Congrès aurait refusé de les adopter. Le 2 mars, sous la pression de Wall Street, le ministre argentin de l’Economie, Jose Luis Machinea, a démissionné et a été remplacé par l’ancien ministre de la Défense Ricardo Lopez Murphy, économiste formé à Chicago et partisan du monétarisme « orthodoxe ». Pour satisfaire aux exigences du FMI, il a promis de mettre en oeuvre des mesures d’austérité encore plus draconiennes. Murphy, un homme de Wall Street, pourrait remettre le pays entre les mains de la Réserve fédérale américaine, qui contrôle déjà la politique monétaire du pays, en procédant à la dollarisation complète, ce qui aurait des conséquences dévastatrices pour toute l’Amérique ibérique.

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