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Argentine : le Président se réclame de Franklin Roosevelt

La rédaction
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Le 25 mai, jour de l’Indépendance nationale, le nouveau président argentin Nestor Kirchner a prononcé un discours optimiste à l’occasion de son entrée en fonction. Il a promis que l’Etat encouragerait activement le développement économique et rétablirait les droits fondamentaux - emplois, soins médicaux, éducation et dignité - dont les citoyens ont été si brutalement privés au cours de la dernière décennie de néolibéralisme. Reste à savoir si Kirchner tiendra - ou pourra tenir - ces promesses. Mais il est clair que la communauté financière anglo-américaine n’a pas apprécié ses propos.

Bien qu’il n’ait pas dit ouvertement que la dette extérieure argentine ne serait pas remboursée, le nouveau président a néanmoins souligné qu’il ne peut y avoir de modèle d’« ajustement permanent » combiné à un endettement en augmentation constante, et que la dette ne devait pas être remboursée « au prix de la faim et de l’exclusion des Argentins, engendrant pauvreté et conflit social ». Les créanciers ne pourront revoir leur argent que si « l’Argentine se porte bien ». Devant les douze chefs d’Etat présents, Kirchner a affirmé que les politiques seraient désormais jugées en fonction d’un critère différent, à savoir si elles permettent de se rapprocher d’un objectif de bien commun. La consommation interne « sera au centre de notre stratégie d’expansion », dit-il. L’Etat doit exercer sa prérogative régulatoire et aider à bâtir un « capitalisme national ». Cela n’a rien d’extrémiste, ajouta le président argentin en donnant comme exemple des pays développés qui « protègent leurs producteurs, leurs industries et leurs travailleurs ». Une nouvelle Argentine doit naître, basée sur le progrès social.

A plusieurs reprises , Kirchner a fait référence à la responsabilité fiscale consistant à ne pas dépenser au-delà des ressources disponibles. Le système d’impôts doit « récompenser l’investissement et la création d’emplois et faire payer ceux qui peuvent réellement le faire. » La pièce maîtresse du programme du gouvernement sera un programme ambitieux de travaux publics. Pour Kirchner, l’Etat doit assurer la réalisation complète « des projets en cours, ainsi que la création de véritables emplois et de gros investissements dans de nouveaux projets ». Du point de vue du néolibéralisme, dit-il, ce sont des « investissements improductifs », mais « nous ne sommes pas en train d’inventer quelque chose de nouveau. Dans les années 1930, c’est par de tels moyens que les Etats-Unis ont surmonté la pire crise économique et financière du siècle », sous la présidence de Franklin Delano Roosevelt. Le nouveau Président a souligné que des projets seraient mis en œuvre dans le domaine des transports (autoroutes et voies ferrées), du logement, de la santé, de l’éducation et de la sécurité, afin d’assurer que le pays soit « productif dans l’agro-industrie, le tourisme, l’énergie, le secteur minier, les nouvelles technologies et le transport » et créateur de véritables emplois.

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