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Argentine : le président Kirchner tient bon et le Brésil se montre solidaire

La rédaction
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« Les négociations sur la dette avec les détenteurs d’obligations internationaux opposent le peuple argentin aux banques », a déclaré le président argentin, Nestor Kirchner, dans un discours à la nation le 1er mars. « L’Argentine, dit-il, ne sacrifiera pas la vie des gens au remboursement de la dette extérieure. Il en va de la défense du "bien commun" contre les intérêts des banques qui ont profité de la crise de crédit pour piller le pays ». Kirchner a qualifié l’ampleur de cette dette d’« irrationnelle », confirmant que le gouvernement ne rembourserait que 25% de sa valeur nominale, puisqu’« il ne peut y avoir de nation viable si plus de 55% des Argentins vivent en dessous du seuil de pauvreté ». La priorité, pour Kirchner, est de vaincre la pauvreté, la faim et le chômage.

A l’adresse de ses compatriotes, le président argentin a expliqué le processus de pillage dont le pays a été victime ces dernières années et la manière dont il a été pris au piège de la dette. « Ce gouvernement n’a pas créé le problème de la dette. Celle-ci est la responsabilité de mauvais gouvernements argentins et de ceux qui, à l’étranger l’ont encouragée. Au cours des années, on n’offrait que des solutions "magiques", qui ont eu pour seul résultat d’aggraver la crise. Le plan Brady, des swaps de dette, l’armure financière, les méga-swaps étaient autant d’appellations intégrées dans la chronique quotidienne. (...) Les organisations multilatérales (...) doivent assumer la responsabilité de la croissance de la dette. Alors que tout indiquait que notre pays ne pouvait pas payer, elles offraient de nouveaux prêts qui n’ont servi qu’à alourdir le problème de l’endettement et à aggraver la crise sans empêcher l’implosion. (...) D’autres créanciers ont sauté sur la possibilité de continuer à obtenir de beaux profits grâce à des taux d’intérêt élevés dus à la hausse du taux du risque-pays. »

Après des années de ce processus de destruction systématique imposé par le FMI et les banquiers internationaux, l’Argentine s’est retrouvée sous une « immense montagne de dette ». La destruction du système productif et de l’activité industrielle, « allant de pair avec des phénomènes similaires répétés sous d’autres latitudes et imposés le plus dramatiquement dans notre casa grande, l’Amérique Latine, constitue aujourd’hui la preuve la plus complète de la non-viabilité de tout modèle faisant fi de la capacité interne de subvenir à ses besoins, afin de s’intégrer dans le monde de la globalisation . »

Kirchner s’en est pris plus spécialement aux fonds spéculatifs ou « fonds vautours », pour avoir consciemment poussé l’Argentine vers la ruine économique. Il a rejeté toute solution basée sur des ajustements ou un accroissement de la dette, soulignant au contraire la nécessité de rebâtir l’économie argentine grâce à des projets de développement à long terme, et de réduire les inégalités sociales. Pour l’Etat, les priorités sont la création d’emplois, la suppression du chômage, la sécurité alimentaire, la santé publique, l’éducation et des projets d’infrastructure.

Face à l’intransigeance du groupe des Sept et des détenteurs d’obligations internationaux, la crise argentine a renforcé la solidarité entre pays latino-américains. Lors d’une réunion du G-15 le 27 février à Caracas, précédée d’une rencontre privée entre le président argentin et son homologue brésilien Lula da Silva, Kirchner a appelé à la création d’une « grande unité sud-américaine. » Les deux présidents ont annoncé qu’ils se rencontreraient à nouveau le 10 mars pour étudier une stratégie commune face aux organisations créancières multilatérales, dont le FMI. C’est la première fois, comme l’a noté le chef de cabinet argentin, Alberto Fernandez, que les deux pays décident de « traiter en commun un sujet aussi délicat ».

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