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Arme atomique américaine et intimidation stratégique

La rédaction
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La « fuite » publiée par le Los Angeles Times sur le rapport Nuclear posture Review (NPR), esquissant la doctrine nucléaire des Etats-Unis, coïncide dans le temps avec diverses déclarations du président Bush sur « la deuxième étape » de la « guerre au terrorisme », l’Irak en étant la principale cible.

La NPR mentionne sept Etats - Russie, Chine, Irak, Iran, Corée du Nord, Libye et Syrie - contre lesquels les Etats-Unis ont des plans opérationnels d’utilisation de l’arme atomique. Dans la NPR, cette utilisation n’est plus restreinte à des représailles contre une agression mettant en œuvre des armes de destruction massive (ADM), comme le prescrivait la doctrine de la dissuasion. En termes assez généraux, une première frappe nucléaire est désormais considérée comme une option, en cas de calamité nucléaire imprévue menaçant les USA ou dans l’impossibilité de détruire des cibles ennemies par des moyens conventionnels.

Bien entendu, pour les spécialistes militaires et les gouvernements de par le monde, les formulations utilisées par la NPR ne sont pas vraiment nouvelles en termes militaro-stratégiques. Déjà dans les années 90, les Etats-Unis ont progressivement levé les restrictions sur l’utilisation d’armes nucléaires - notamment « tactiques » ou à « faible rendement ». Par conséquent, cette « fuite » savamment organisée aujourd’hui est avant tout une tactique de guerre psychologique. Les ennemis, amis et alliés des Etats-Unis reçoivent le message suivant : rien n’est à exclure dans la « guerre américaine contre la terreur » !

L’intimidation stratégique que représente cette fuite a été suivie de déclarations de l’ancien secrétaire d’Etat Henry Kissinger et du ministre britannique de la Défense, Geoff Hoon, sur l’utilisation des armes nucléaires.

Quant au premier, il a récemment prononcé devant le Sénat italien un discours intitulé Mondialisation et géopolitique. « De l’Irak et des autres Etats voyous, dit-il, nous avons appris que des armes peuvent être utilisées soudainement contre nous, mais aussi contre l’Europe. (...) Allons-nous attendre que ces armes soient utilisées ou trouverons-nous le moyen de prévenir ce risque ? Nous, les Américains, avons abandonné nos armes chimiques en 1969, mais nous avons un arsenal nucléaire qui nous laisse prêts à réagir . »

Le 20 mars, devant une Chambre des Communes déjà en ébullition suite à l’annonce de la possibilité d’envoyer 1 700 autres soldats en Afghanistan, Hoon a ouvertement soulevé la question de l’utilisation par la Grande-Bretagne d’armes nucléaires contre l’Irak, et éventuellement contre d’autres « Etats concernés » comme la Libye, la Corée du Nord et l’Iran. Il alla même jusqu’à lâcher que des « dictateurs » comme Saddam Hussein « peuvent être absolument certains que dans des conditions adéquates, nous aurions la volonté d’utiliser nos armes nucléaires ».

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