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Communiqué

Arrêtons de jouer les apprentis sorciers au Liban

La rédaction
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Communiqué de Solidarité & Progrès


Paris, le août 2010 – La violence de l’accrochage qui a eu lieu entre les forces israéliennes et l’Armée libanaise, le 3 août dernier à la frontière israélo-libanaise, ne trompe pas. A moins de relancer un effort vigoureux en faveur de la paix, les armes se préparent à parler une fois de plus dans cette région, que les accords Sykes-Picot, signés en 1916 par les gouvernements anglais et français, ont condamnée à des guerres perpétuelles entre Arabes et Israéliens, manipulés par une conception impériale dont le mode d’opérer reste de diviser pour régner.

Les incidents ont eu lieu dans un climat de tension extrême, révélateur de la prochaine guerre contre l’Iran, qu’Anglais, Américains, Français et leurs alliés israéliens préparent, peut-être pour cet automne. Pour mener cette attaque, Israël entend d’abord prendre sa revanche sur une armée du Hezbollah qui menace son flanc nord et bénéficie du soutien de la Syrie, de l’Iran et sans doute de la Turquie. L’alliance occidentale de son côté, vise à déstabiliser le Liban en jouant une fois de plus la carte ethnique : chargé d’enquêter sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre sunnite, Rafik Hariri, le Tribunal spécial pour le Liban s’apprêterait à inculper des éléments du Hezbollah. Le but serait de faire voler en éclats la fragile unité retrouvée depuis mai 2008 par un pays où le Premier ministre, Saad Hariri, fils de Rafik, est sunnite, et où les principales forces d’opposition sont chiites et chrétiennes.

C’est dans ce contexte que Nicolas Sarkozy joue avec le feu. Menant son offensive contre le nucléaire iranien, il abandonne de fait son rôle traditionnel de protecteur du pays et utilise, au contraire, sa position au sein de la FINUL pour affaiblir le Hezbollah. Au point que selon George Malbrunot, un atlantiste notoire, l’attitude de la France susciterait même des craintes parmi les autres membres de la FINUL : « ‘Nous ne voulons pas que les Français prennent en otage la Finul pour régler des problèmes face au Hezbollah ou à l’Iran’, aurait indiqué un diplomate d’un pays européen ».

Le 29 juin et les 3 et 4 juillet derniers, de violents incidents ont éclaté contre les forces françaises de la FINUL qui, dans le contexte des « manœuvres », se seraient introduites, à l’insu du mandat de l’ONU, dans des villages chiites du Sud-Liban, à la recherche d’armes. Le président Sleimane et le chef d’état major de l’armée libanaise, le général Jean Kahwagi, ont dénoncé ces opérations et Claude Guéant a été obligé de présenter les excuses de la France auprès de l’ONU. Selon Al Manar, le général Kahwagi, a dénoncé « une mission secrète exécutée par les forces onusiennes au Liban sud au profit d’Israël ».

La France ne peut continuer à faire ainsi le jeu des intérêts financiers qui organisent partout dans le monde, et en particulier dans le Sud-ouest asiatique, une fuite en avant vers la guerre, afin d’échapper à une remise en cause de leur stratégie destructrice. Elle ne doit plus continuer à encourager le parti de la guerre en Israël et au contraire, elle doit dénoncer l’aspect suicidaire de sa politique et le combattre. Nous devons sortir une fois pour toutes de la « logique » des accords Sykes-Picot et leur substituer une stratégie de paix par le développement mutuel.

Cela signifie sortir de l’étau du système monétariste international actuel et œuvrer pour des programmes infrastructurels ambitieux, changeant les conditions de vie dans toute la région, en assurant partout l’accès à l’eau potable et à l’eau d’irrigation, le droit à l’énergie, à la santé publique et à l’éducation. La mission de la France est de mettre fin à une culture de la guerre. A l’échelle du monde, cela signifie rompre avec la matrice de la City et de Wall Street, en élevant le débat sans compromissions ni opportunisme.

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