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Arrière-plan de la nomination de Wolfowitz

La rédaction
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Quant à la nomination de Paul Wolfowitz comme directeur de la Banque mondiale, on doit tenir compte de deux considérations. En tant qu’ancien élève de l’Université de Chicago, sa politique économique reflète celle de « l’école de Chicago », établie par les gourous du libéralisme sauvage proches de Milton Friedman et de Georges Shultz. On peut donc s’attendre à ce que Wolfowitz s’efforce de saboter toute politique allant dans le sens d’une réorganisation du système monétaire et financier de type Bretton Woods. Le second est le fait peu connu que dans sa thèse doctorale, il avait lancé une attaque en règle contre l’utilisation de l’énergie nucléaire pour dessaler l’eau de mer - procédé qui constitue justement la pierre angulaire du Plan Oasis de développement économique prévoyant la construction au Moyen-Orient de tout un réseau d’installations de ce type.

D’après le livre de James Mann, The Rise of the Vulcans : History of Bush’s War Cabinet (en référence à l’équipe de conseillers du candidat George W.Bush, qui se faisait appeler les Vulcains), c’est Albert Wohlstetter, son mentor, qui lui a proposé ce thème. James Mann mentionne les arguments avancés par Wolfowitz contre l’utilisation de l’énergie nucléaire : risques de prolifération trop grands, contrôles impossibles et surtout exagération de ses avantages. Il souligne aussi « les dangers qu’il y a à aider une nation à améliorer ses capacités technologiques et scientifiques dans le domaine de la science nucléaire ».

La thèse de Wolfowitz fut publiée en 1972, mais elle reflète les efforts que Wohlstetter lui-même et d’autres avaient consentis quelques années auparavant pour saboter une initiative de paix pour le Moyen-Orient. En 1965, en effet, le président américain Lyndon Johnson lançait le programme « l’eau pour la paix », qui tint sa première conférence internationale un an plus tard à Washington. A cette époque, les Laboratoires nationaux d’Oak Ridge travaillaient sur des propositions de développement de réacteurs nucléaires à double usage, génération d’électricité et dessalement d’eau de mer, autour desquels seraient construits des complexes agro-industriels - conception baptisée plus tard « nuplexe ».

La même année, en vue de neutraliser le programme israélien d’armement nucléaire, le gouvernement Johnson proposa de construire en Israël une usine de dessalement nucléaire, en échange de l’autorisation d’effectuer des inspections internationales de son réacteur de Dimona, et ce dans le cadre de l’initiative plus vaste de « l’eau pour la paix ». Du 23 au 31 mai 1967, le département d’Etat américain tint à Washington une conférence sur ce thème, réunissant 6400 participants venus de 94 pays dont Israël, l’Egypte, la Jordanie, le Yémen et l’Arabie Saoudite.

Moins d’une semaine plus tard, le 5 juin 1967, Israël lançait la guerre des Six Jours. Juste après le cessez-le-feu, Dwight D. Eisenhower annonça sa propre proposition pour la paix au Moyen-Orient, préparée en coopération avec l’ancien commissaire à l’Energie atomique, Lewis Strauss, et le directeur des Laboratoires nationaux d’Oak Ridge, Alvin Weinberg. Elle prévoyait la construction de trois centrales nucléaires à double usage, une en Jordanie, une en Israël et une en Egypte. Elles devaient permettre de produire un total de 1400 millions de mètre cubes d’eau douce par an, soit un volume équivalent à l’ensemble du débit du Jourdain !

Eisenhower précisera plus tard, dans un article paru dans le Reader’s Digest de juin 1968 : « La collaboration entre Arabes et Juifs dans une entreprise concrète et avantageuse de cette ampleur pourrait bien être le premier grand pas vers une paix permanente ».

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