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Ashcroft : de nouvelles mesures d’Etat policier

La rédaction
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Comme nous l’avons souligné, le ministre américain de la Justice John Ashcroft s’est efforcé, depuis les attentats du 11 septembre, d’exploiter la situation pour mettre en place le cadre d’un appareil d’Etat policier aux Etats-Unis. Dès sa nomination par George W. Bush, le mouvement associé à LaRouche avait lancé une mobilisation contre sa confirmation par le Sénat, affirmant que les vues idéologiques d’Ashcroft représentaient un danger très réel. LaRouche avait fait remarquer qu’Ashcroft serait enclin à utiliser le premier événement intérieur grave pour mettre en oeuvre la « transformation policière » qu’il prône, de la même façon que l’incendie du Reichstag en 1933 créa le climat nécessaire à la mise en oeuvre des mesures d’exception par Hitler.

Au cours de la dernière semaine, Ashcroft a intensifié son offensive. Avec Robert Mueller, le directeur du FBI qu’il a choisi, il a annoncé une révision de fond en comble des lignes directrices régissant les enquêtes du FBI. Auparavant, Mueller avait annoncé à la presse d’importants changements dans les opérations et les priorités de son agence.

Par ailleurs, certaines mesures de sécurité draconiennes ont été prises, sans précédent depuis l’incarcération d’Américains d’origine japonaise dans de prétendus « centres de détention » ;, pendant la Deuxième Guerre mondiale. Il a été annoncé qu’environ 100 000 personnes entrant sur le territoire américain, surtout en provenance de pays musulmans, verraient leurs empreintes digitales relevées à leur arrivée et devraient se faire enregistrer auprès d’un bureau gouvernemental une fois par mois, tant qu’ils resteront en Amérique.

En fait, depuis le 11 septembre, on a assisté à de nombreuses dérives au nom de la « sécurité ». C’est ainsi que des bureaux d’organisations arabo-américaines ou musulmanes ont été perquisitionnés par le FBI. De même, des centaines de personnes, pour la plupart d’origine moyen-orientale, ont été interpellées et placées en détention, privées de l’assistance d’un avocat et soumises à des procédures judiciaires secrètes. On estime au minimum à 1 200 les personnes ainsi détenues, bien que leur nombre exact n’ait jamais été révélé. De plus, on ignore combien sont toujours incarcérées ou ont été expulsées. Ceci s’est fait au nom de lois « antiterrorisme », adoptées en toute hâte après le 11 septembre et qui ont donné au FBI et au département de la Justice des pouvoirs accrus de surveillance, de détention et de poursuite.

Le 4 juin, Ashcroft et Mueller ont annoncé l’assouplissement des contraintes imposées au FBI, sous une forme ou une autre, depuis au moins 1976. Ces contraintes interdisaient au FBI et à d’autres agences fédérales - du moins en principe - de surveiller des groupes politiques ou religieux, sauf s’il existait de bonnes raisons de croire qu’ils violaient des lois nationales ou étaient sur le point de le faire. D’après la révision annoncée le 30 mai, ces restrictions ont apparemment été levées. Les agents du FBI seraient à présent libres de surveiller toutes les organisations religieuses et politiques, ainsi que les forums internet, secteurs autrefois protégés par le Premier amendement sur la liberté d’expression.

En outre, Ashcroft a annoncé que ces nouvelles lignes directrices s’appliqueraient non seulement aux enquêtes sur le terrorisme, mais aussi à celles portant sur l’extorsion et le renseignement criminel.

Pour couronner le tout, le président Bush a annoncé le 6 juin la création d’un nouveau ministère de la Sécurité intérieure, qu’il voudrait voir approuvé par le Congrès avant la fin de la session, le 4 juillet. Selon Bush, une centaine d’agences seront regroupées sous la coupe d’un nouveau ministère dont la tâche principale serait de présenter, tous les jours, une évaluation des menaces envers la nation. Bush a rappelé qu’en 1947, afin de préparer les Etats-Unis à gagner la Guerre froide, Harry Truman avait fait adopter la Loi de sécurité nationale créant le département de la Défense, le Conseil de sécurité nationale et la CIA. Aujourd’hui, Bush pense que pour gagner la guerre à la terreur, il faut procéder au même genre de réorganisation.

« Les Etats-Unis subissent l’attaque d’un nouveau genre d’ennemi- un ennemi qui espère employer la terreur contre les civils innocents », peut-on lire dans le rapport de vingt-huit pages sur le nouveau ministère préparé par la Maison Blanche. « Une fois de plus, nous devons nous organiser et nous préparer à relever ce nouveau défi ». Les quatre divisions proposées sont : transport et sécurité aux frontières ; analyse de l’information et protection de l’infrastructure ; préparation et réponse à l’urgence ; contre-mesures chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires. Le laboratoire national Lawrence Livermore, en Californie, serait placé sous la tutelle de ce ministère et aurait pour mission de développer des technologies de détection et de contre-mesures. Si les cent agences fusionnaient, elles hériteraient de 169 000 employés et d’un budget de 37,4 milliards de dollars pour commencer.

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