Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

Asie centrale : Appel au retrait de la présence militaire américaine et de l’OTAN

La rédaction
visites
1001
commentaire

Les 4 et 5 juillet, la capitale du Kazakhstan a été l’hôte du sommet annuel de l’Organisation de coopération de Shanghai (pays membres : Russie, Chine, Kirghizistan, Kazakhstan et Ouzbékistan, et pays observateurs : Mongolie, Iran, Inde et Pakistan). Les dirigeants de l’OCS ont signé une déclaration le 5 juillet dans laquelle ils proposent que les Etats-Unis et l’OTAN fixent une date butoir pour le démantèlement de leurs bases militaires dans les pays membres, qui servent avant tout aux troupes déployées en Afghanistan. Il s’agit notamment des bases américaines installées en Ouzbékistan et au Kirghizistan suite au 11 septembre 2001.

Tout en soutenant les efforts de la coalition internationale pour combattre le terrorisme, la déclaration note que « comme la phase militaire active de l’opération anti-terreur en Afghanistan est près d’être achevée, l’OCS voudrait que les membres de la coalition décident d’une date limite pour l’utilisation de l’infrastructure temporaire et pour la présence militaire dans ces pays. »

Cette déclaration ne reflète pas une compréhension naïve de la situation en Afghanistan, qui préoccupe depuis longtemps ses voisins. Les dirigeants de l’OCS savent très bien que les combats en Afghanistan se sont intensifiés ces derniers mois et que le trafic de drogue s’est multiplié depuis que les Talibans ont été chassés de Kaboul en 2001. Mais ils reconnaissent aussi que, tout comme en Irak, la permanence de la présence militaire américaine en Afghanistan crée les conditions d’une insurrection armée générale.

Ils reconnaissent aussi l’existence d’autres problèmes, notamment les troubles politiques de ces derniers mois au Kirghizistan, Ouzbékistan et Kazakhstan, suite aux « révolutions douces » en Géorgie et en Ukraine. Le nouveau gouvernement du Kirghizistan a été bien accueilli au sommet, de même que le président ouzbèke, Islam Karimov, qui s’était rendu à Moscou les 28 et 29 juin. Ce dernier a déclaré à Astana : « Ceux qui ont orchestré et mis en scène [les troubles en Ouzbékistan] se servaient des mêmes forces religieuses radicales et extrémistes (...) contre lesquelles ils se sont battus « avec succès » en Afghanistan et qu’ils affrontent maintenant en Irak . »

Un membre de la délégation russe a précisé, selon Novosti, que la déclaration ne constituait pas un ultimatum, mais que l’OCS veut avoir un calendrier clair pour le retrait d’Asie centrale. « Cette question revêt une importance pratique pour la Russie, aussi bien que pour les pays où les contingents sont déployés. Nous avons besoin d’une réponse claire à cette question . »

Dans la déclaration finale rendue publique le 5 juillet à Astana, les présidents des pays membres de l’OCS notent : « Les chefs d’Etat sont convaincus qu’un ordre mondial rationnel et juste doit se baser sur le renforcement de la confiance mutuelle et du bon voisinage, et sur l’établissement de relations d’authentique partenariat sans vouloir imposer sa suprématie ou sa domination dans les affaires internationales. » Un ordre fondé sur les principes et les normes du droit international et de la Charte de l’ONU serait d’autant plus stable. La déclaration salue la diversité des cultures et des civilisations globales, qui doit promouvoir « l’intérêt mutuel et la tolérance », exclure toute « attitude extrémiste » et favoriser le dialogue.

L’essentiel maintenant est de passer aux actes, comme le déclara le président chinois Hu Jintao dans son discours à Astana. « Si nous faisons sans relâche des choses concrètes et si nous recherchons des résultats concrets, dans l’approfondissement et l’élargissement de la coopération pragmatique, l’OCS sera certainement pleine de vitalité et pourra porter des fruits abondants. (...) Sans stabilité, il ne peut y avoir de développement. Les pays d’Asie centrale sont maîtres des affaires de leurs pays et de la région », ajouta Hu.

Contactez-nous !

Don rapide