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Assassinats ciblés : la presse danoise plus libre qu’en France ?

La rédaction
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1er novembre 2011 (Nouvelle Solidarité) — « Comme jamais auparavant les Etats-Unis liquident ceux soupçonnés de terrorisme » titre le quotidien danois Information du 28 octobre. Alors qu’ailleurs c’est plutôt le silence radio, au Danemark cet article a été repris par l’ensemble des média, y compris par le plus grand quotidien du pays, le Jyllands-Posten ainsi que par la chaîne de télévision TV2. L’article d’ Information ne fait pas dans la langue de bois :

SPECIAL : Les assassinats ciblés et la dangereuse militarisation du régime Obama

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« Un permis de tuer n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. En pratique, c’est ce droit qu’accorde le président américain Barack Obama à la CIA et aux forces spéciales.

« Depuis que les démocrates ont pris le pouvoir à la Maison Blanche, le nombre de suspects tués par des drones et des forces spéciales s’est multiplié. Les données fournies par des agences officielles américaines, l’OTAN et les chercheurs indépendants, permettent d’établir à au moins 5742 le nombre d’individus assassinés par les forces américaines depuis janvier 2009. Au moins 1877 d’entre eux ont été tués par des drones sans pilote, alors que le reste d’entre eux furent tués lors des milliers d’opérations "mort ou vif" [capture or kill] menées par des forces spéciales américaines en Afghanistan.

« Depuis l’arrivée de l’Administration Obama, l’emploi des drones et des forces spéciales a évolué d’une arme utilisée dans des circonstances exceptionnelles, en arme principale dans la guerre contre la terreur ».

L’article interroge ensuite Hina Shamsi, une responsable de l’American Civil Liberties Union (ACLU – équivalent de la Ligue des droits de l’homme en France), Erica Gaston de l’Open Society Institute et Christof Heyns, rapporteur spécial des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. L’auteur se réfère également à Top Secret America, the rise of the New American Security State , le livre de Dana Priest et William Arkin, deux journalistes du Washington Post . Aussi cité dans l’article, Harol Koh, le porte-parole du Département d’Etat américain défend la pratique des assassinats ciblés.

Le site Internet principal de la Radio officielle danoise a ajouté un angle africain à l’article d’ Information  : « Les pirates et les groupes d’islamistes dans la corne d’Afrique sont surveillés par des avions sans pilotes connus comme des drones. D’après des responsables américains interrogés par la BBC , les Etats-Unis ont discrètement installé des bases en Ethiopie et aux Seychelles. A partir de là, les Américains surveillent des groupes islamistes comme Al-Shabbaab en Somalie et des groupes liés à al-Qaida au Yémen et dans la péninsule arabique ».

Un petit pays, le Danemark, par son courage, nous donne l’exemple en brisant le silence complice avec la dérive fasciste de l’Administration Obama.

Le silence en France s’explique sans doute par le fait que les drones « Predator » ayant servi aux assassinats ciblés de citoyens américains au Yémen, décollent physiquement, non pas des Etats-Unis, mais à partir d’une base américaine installée dans l’ancienne base française de Camp Lemonier à Djibouti, dans le voisinage de l’actuelle base aérienne française... Rappelons aussi que l’Elysée et Washington ont opéré en tandem le 20 octobre lors de l’assassinat de Mouammar Kadhafi ; dans les air avec un Predator et deux Mirages, et au sol avec les forces spéciales des deux pays.

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