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Assaut de critiques contre la « fuite en avant de l’OTAN »

La rédaction
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Un an après le lancement de la « guerre du Kosovo », les conditions désastreuses qui règnent dans la région des Balkans amènent de plus en plus de personnes, même dans l’establishment, à critiquer la politique du groupe anglo-américain qui a orchestré cette guerre. Parmi les personnes visées, on trouve le Premier ministre britannique Tony Blair, la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright et le ministre britannique des Affaires étrangères Robin Cook.

C’est ainsi que le général américain quatre étoiles Eugene Habiger, invité de l’émission populaire « 60 minutes » diffusée le 8 février par la télévision américaine, a ouvertement critiqué la politique de l’OTAN qui, entre autres, constitue une provocation envers la Russie. Etayant ses propos, l’émission a montré comment le bombardement anglo-américain de l’Irak en décembre 1998 et le lancement de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en mars 1999 avaient torpillé la possibilité que la Douma ratifie le traité START II. Le général Habiger, responsable jusqu’au milieu de 1998 des forces nucléaires américaines et des négociations avec la Russie sur ce traité, commentait : « Les Russes continuent de secouer la tête. Ils me demandaient "L’OTAN est une organisation de la guerre froide, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, la guerre froide est terminée. Pourquoi diable avez-vous toujours l’OTAN ?" Je n’avais pas de réponse adéquate à leur apporter. (...) On fait beaucoup de mal aux Russes en continuant à leur enfoncer dans l’oeil ce bâton de l’OTAN. » Habiger se dit particulièrement inquiet de la rupture des relations entre les contrôleurs de missiles russes et américains. « Pas besoin d’être grand clerc pour deviner que lorsque l’on rompt ce type de contacts, on s’engage sur un chemin qui n’est pas plaisant. »

En Grande-Bretagne aussi, on a entendu de sévères critiques de la politique de l’OTAN en ce qui concerne les Balkans. Dans son numéro de janvier, International Affairs, la revue de l’Institut royal des affaires internationales, a publié un article intitulé « Pourquoi avons-nous bombardé Belgrade ? ». L’auteur, Michael McGuire, est un officier supérieur de la Royal Navy qui travaillait au Brookings Institute de Washington dans les années 80. Selon lui, la guerre du Kosovo doit être comparée, historiquement et stratégiquement, à l’aventure malheureuse de Suez en 1956. Le bombardement de Belgrade n’a fait qu’aggraver la situation humanitaire au Kosovo, écrit-il. Résultat d’une lubie de Madeleine Albright, ce conflit n’a été entrepris que pour nourrir les ambitions de l’OTAN.

Puis, le 10 février, Boris Johnson, rédacteur de la revue The Spectator, a publié dans le Daily Telegraph, un commentaire condamnant sévèrement le gouvernement Blair pour avoir poussé à la guerre contre la Yougoslavie. Celle-ci, écrit-il, « a été la première expression du Nouvel ordre mondial, dans lequel les valeurs libérales sont imposées au mépris de fictions comme le droit international ou la souveraineté internationale. (...) Comment ce désastre est-il arrivé ? A cause de la franche erreur diplomatique de Cook et de Albright. » Des diplomates britanniques ont averti Cook que l’« accord » de Rambouillet ne pouvait que mener à la guerre, mais il a malgré tout appuyé sur l’accélérateur. A présent, le Kosovo est un nouvel Ulster, conclut le journaliste.

Cette situation rappelle les débats qui secouaient Londres il y a un siècle, à l’apogée de l’Empire britannique, au sujet de la politique interventionniste de lord Curzon. A deux reprises, Curzon dut quitter de hautes fonctions gouvernementales à cause de ses politiques provocatrices envers la Russie, d’abord lors de l’aventure britannique au Tibet en 1904, et à nouveau en 1920, quand il voulut lancer une offensive politico-militaire britannique dans le Caucase.

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