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Assemblée générale de l’OEA : Bush n’a pas obtenu satisfaction

La rédaction
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Lors de l’assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA) qui s’est tenue en Floride du 5 au 8 juin, l’administration Bush aurait voulu voir adopter un mécanisme spécifique de « contrôle » des institutions démocratiques dans les pays membres de l’OEA, notamment un droit de regard de la part de groupes de la « société civile » et d’ONG. Le président Bush y avait personnellement incité dans son discours à la conférence.

Mais la déclaration finale, intitulée Déclaration de Floride, Réaliser les bienfaits de la démocratie, se contente de recommander que le Conseil permanent de l’OEA « examine, en coopération avec les gouvernements, des initiatives pour soutenir ces aspects [ci-dessus mentionnés], en accord avec les dispositions de la Charte démocratique inter-américaine ». Le secrétaire général est prié de présenter prochainement un rapport sur l’application de la charte depuis son entrée en vigueur en 2001.

Selon des observateurs présents, on n’avait jamais assisté à une réunion aussi conflictuelle de l’assemblée générale de l’OEA. Il a fallu des heures de négociations intenses, souvent houleuses, entre ministres des Affaires étrangères avant de parvenir un accord sur le document final tard dans la soirée du 7 juin, bien après le dernier délai de 18 heures.

Les représentants du Brésil, du Chili et du Mexique ont joué un rôle important dans la formulation et l’approbation du document final. Alors que certains ne contestaient pas l’utilité de revoir les mécanismes permettant à l’OEA d’« apporter de l’aide » aux institutions démocratiques d’un pays membre, ces trois pays estimaient que le moment de le faire n’était pas opportun. La ministre colombienne des Affaires étrangères, Carolina Barcos, déclara que s’il importe sans conteste de soutenir un pays dont la démocratie est en danger, la question est cependant si vaste et complexe qu’elle ne pourrait être traitée qu’après une analyse minutieuse.

Contrairement aux déclarations finales antérieures, celle-ci souligne expressément que la stabilité démocratique est intimement liée au développement économique, aux niveaux de pauvreté, au chômage et aux problèmes sociaux. Pour plusieurs gouvernements, ce sont des problèmes plus pressants que le contrôle des institutions démocratiques. Signalons une proposition argentine, non incluse dans le document final, qui affirme que « les objectifs déclarés exigent la création d’emplois décents et productifs, un commerce sans discrimination et la reformulation d’un système financier multilatéral. Ces objectifs renforcent la stabilité démocratique dans la région . »

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