Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Attaquer l’Iran : « Pire qu’un crime »

La rédaction
visites
979

Dans une chronique parue dans le quotidien allemand Die Welt du 25 février, le Pr. Martin Van Crefeld, éminent historien et analyste militaire israélien à l’université hébraïque de Jérusalem, a fortement mis en garde les Etats-Unis et son propre gouvernement contre une attaque militaire contre l’Iran.

D’après lui, l’affirmation selon laquelle l’Iran serait une menace pour les Etats-Unis est « le produits d’un esprit malade », les dirigeants iraniens n’étant ni irrationnels, ni de tendance suicidaire. Une invasion de l’Iran, comme ce fut le cas pour l’Irak, « peut être exclue, puisque les Etats-Unis n’ont tout simplement pas les troupes nécessaires tant qu’ils seront impliqués en Irak ». Une option probable serait des frappes aériennes à l’aide d’armes de précision. Les Etats-Unis ont une supériorité sans conteste en matière d’armes de haute précision lancées de l’air, et les Iraniens n’ont aucune défense efficace contre elles. Mais pour une frappe à distance, il faut des renseignements précis sur les cibles. Et c’est là que réside la difficulté, selon van Crefeld, dans la mesure où l’Iran a fait des efforts énormes pour diversifier ses installations nucléaires, après avoir tiré les leçons du raid israélien contre le complexe nucléaire irakien d’Osirak en 1981. Actuellement, les équipements nucléaires iraniens sont répartis sur plus de 300 sites différents. Van Crefeld rappelle qu’au cours des quatre mois de guerre aérienne contre la Serbie en 1999, presque aucun site militaire serbe n’avait été détruit.

Ainsi, « une attaque américaine qui ne réussirait pas à détruire le programme nucléaire iranien serait pire qu’inutile et provoquerait la revanche de l’Iran », démolissant les espoirs d’un Moyen Orient stable et sans doute provoquant des attentats contre des installations américaines dans le monde, pour lesquelles il n’existe pas de réelle protection. « Une attaque réussie serait de peu d’utilité - car l’Iran n’est pas une menace réelle pour l’Amérique - mais provoquerait des ripostes. Comme Talleyrand, ministre des Affaires étrangères de Napoléon, le disait à son patron, "certaines choses sont pires que des crimes - ce sont des erreurs". Cependant, Mme Rice n’est pas Talleyrand », conclut le Pr. van Crefeld.

Contactez-nous !