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Attaques contre la réorganisation de Rumsfeld

La rédaction
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Le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, poursuit sa purge à la tête de l’Armée. Le général William Wallace, commandant du Vème Corps d’armée en Irak, a été remplacé le 6 mai, juste deux semaines après le renvoi sans cérémonie du secrétaire de l’Armée Thomas White. Au neuvième jour de la guerre d’Irak, le général Wallace avait déclaré à la presse : « L’ennemi que nous combattons est différent de celui de nos jeux de guerre », provoquant la colère des dirigeants civils du Pentagone et des officiers supérieurs ayant adopté leur politique utopiste.

Le 2 mai, lors des auditions à la commission des Services armés sur le nouveau projet de loi déposé par le Pentagone, des démocrates ont critiqué les clauses supprimant le mandat de quatre ans du chef d’état-major général et des chefs d’état-major des quatre armes. Rumsfeld et son équipe veulent que le Président (ou le ministre) puisse décider arbitrairement si tel ou tel chef doit rester en place ou être limogé.

Cette « politisation » des forces armées a été virulemment critiquée par certains députés démocrates comme Ike Skelton et Vic Snyder, ainsi que par Lawrence Korb, adjoint au secrétaire à la Défense sous Reagan, membre de la Brookings Institution et du Council on Foreign Relations. Concernant la suppression du mandat de quatre ans, Korb déclara : « On ne veut pas avoir une personne qui puisse être renvoyée au gré du Président. (...) Rappelez-vous que les militaires servent la Constitution. Ils servent les deux chambres du Congrès ainsi la branche exécutive. Vous [le Congrès] avez le pouvoir de lever et d’entretenir des armées, de créer et d’entretenir une marine et de déclarer la guerre. Et vous avez besoin du jugement honnête [des chefs militaires]. (...) Je pense que ce qui s’est passé avec le général Shinseki [qui avait contredit Rumsfeld sur le nombre de soldats américains nécessaires à l’occupation de l’Irak], le fait que son successeur ait été nommé 15 mois plus tôt que prévu, est une honte . »

Le 6 mai, le numéro deux du Pentagone, Paul Wolfowitz comparaissait aux auditions de la commission de Réforme gouvernementale de la Chambre. Selon le projet de loi de Rumsfeld, le statut de fonctionnaire des employés du département de la Défense serait supprimé et, dans plusieurs domaines de négociations concernant les conventions collectives, l’engagement, etc., le ministre pourrait décider à discrétion du sort des 700 000 employés du Pentagone.

Les 19 membres démocrates de la commission ont presque tous assisté à ces auditions pour mettre Wolfowitz sur la sellette, et certains membres républicains ont également exprimé de graves inquiétudes. Le démocrate Henry Waxman accusa Rumsfeld de porter un grave coup au fonctionnariat et aux droits civiques, demandant un rallongement de la durée prévue pour la discussion sur ce projet de loi. Le président du groupe démocrate à la Chambre, Steny Hoyer, a observé qu’avant le vote de la loi du fonctionnariat de 1978, le Congrès avait entendu 7000 témoins, tenu 17 auditions et produit un rapport en trois volumes. En revanche, dit Hoyer, le projet actuel a été remis au Congrès à la veille des congés de Pâques, pratiquement sans consultation antérieure. Néanmoins, le 7 mai, une version légèrement amendée du projet de loi a été approuvée par la commission.

Pour Lyndon LaRouche, la proposition de Rumsfeld constitue « une grave violation de la Constitution », au sens où elle enfreint la séparation des pouvoirs. Dans un communiqué du 10 mai, LaRouche dénonce le « synarchisme » défendu par Rumsfeld, Cheney, etc., exigeant le retrait du projet de loi.

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