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Attentats de Madrid - LaRouche : pas de fureur aveugle, faisons du renseignement

La rédaction
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Les terribles attentats à la bombe commis à Madrid le 11 mars, qui ont fait près de 200 morts, ont été promptement attribués à des terroristes « &nbsp islamistes » ou à l’ETA, mais ce genre de terreur aveugle contre la population rappelle plutôt la « stratégie de la tension » des années 70 et 80, en particulier en Italie. Cette dizaine d’explosions étroitement coordonnées dans trois gares visait de toute évidence à créer, en Espagne et dans toute l’Europe, une psychose telle que la population finira non seulement par accepter, mais par réclamer, des mesures d’Etat policier considérées jusqu’alors comme inacceptables. En effet, ce terrorisme sévit sur fond de crise économique, financière et sociale qui s’accélère, engendrant dans la population un fort sentiment d’insécurité. A mesure que cette crise s’aggrave, une agressivité latente se propage, encourageant d’une part les groupes extrémistes et terroristes et suscitant d’autre part des appels à un « Etat fort » qui prenne des mesures autoritaires.

Quelques heures après ces attentats traumatisants qui ont fait près de 200 morts et environ 1500 blessés, Lyndon LaRouche s’est adressé aux dirigeants américains en ces termes : « Les récentes atrocités commises en Espagne me rappellent l’attentat à la gare de Bologne en 1980. Je ne suis pas surpris par cet acte de terrorisme brutal. En tant que dirigeant politique américain, je présente cette analyse précise au gouvernement et au Parti démocrate. J’avais mis en garde contre un événement de ce genre en août dernier, suite à des déclarations du vice-président Dick Cheney à propos de nouvelles menaces terroristes contre les Etats-Unis. J’ai déclaré à l’époque qu’il était essentiel d’examiner le côté hispanophone de l’appareil synarchiste international. J’ai attiré l’attention sur des réseaux italiens, français, espagnols et latino-américains qui prendraient pour cible les Etats-Unis. Ces réseaux ont été activés dans le cadre du "choc des civilisations" prôné par Samuel Huntington afin de provoquer une confrontation entre les Etats-Unis d’une part et la population hispanique des Amériques et de la Péninsule ibérique de l’autre.

« Dans ce contexte, j’en appelle au président Bush : ne provoquez pas une fureur aveugle autour des événements de Madrid. Faites plutôt un travail de renseignement, pour obtenir les faits. Nous savons d’où viennent ces attentats terroristes. Commencez par les synarchistes internationaux, les amis internationaux de la petite fille de Mussolini, en Italie, en France, en Espagne et dans les Amériques. Faisons en sorte que cela ne se reproduise plus. »

Le mémorandum de LaRouche

Pour revenir aux propos du vice-président Cheney, il avait déclaré, le 24 juillet 2003, dans un discours à l’American Enterprise Institute, qu’il fallait s’attendre à de nouveaux attentats, de type 11 septembre, contre les Etats-Unis, peut-être même au moyen d’armes de destruction massive. En réponse à ce discours et à divers signes de mobilisation des réseaux synarchistes, LaRouche rédigea le 9 août un mémorandum qui fut diffusé à plusieurs millions d’exemplaires à travers les Etats-Unis.

LaRouche y notait que, depuis le 11 septembre 2001, Cheney était devenu « l’homme fort » du gouvernement Bush, en tant que responsable de la « politique de contre-terreur ». Mais comme son étoile commençait à pâlir après la guerre d’Irak, surtout dans le contexte de nouvelles révélations dérangeantes sur son rôle dans la désinformation ayant amené cette guerre, un autre attentat sanglant viendrait à point nommé pour lui redonner crédibilité. « Est-ce du bluff, écrivait LaRouche, ou bien ses conseillers sont-ils au courant de quelque chose d’imminent ? »

LaRouche indiqua qu’il existait deux réseaux pouvant être utilisés pour mener une attaque terroriste d’envergure contre les Etats-Unis : les réseaux associés à Rafi Eitan, un agent de renseignement lié à Ariel Sharon, connu pour ses aptitudes à mener des opérations sales, et les réseaux de renseignement contrôlés par la synarchie, spécialisés dans des « opérations spéciales », qui sont à la tête d’une nouvelle « internationale fasciste » récemment reconstituée en Europe et en Amérique ibérique. Ces derniers pourraient mener des attaques terroristes au sein même des Etats-Unis par le canal de réseaux hispaniques ou hispano-américains.

Il souligna l’importance du réseau Fuerza Nuova du dirigeant fasciste espagnol, Blas Pinar. « Le regroupement actuel, par Blas Pinar, des forces synarchistes internationales correspond au modus operandi des principales organisations terroristes déployées en Europe dans les années 70. » On a affaire à des groupes musclés mais éphémères, la continuation de groupes terroristes des années 70.

Comment faire face à la menace de nouveaux attentats ? LaRouche préconisait alors de commencer par reconnaître que « les méthodes des straussiens, de Cheney et d’Ashcroft, ne peuvent qu’empirer la situation. Il faut des méthodes politiques intelligentes. Il faut dévoiler l’internationale synarchiste pour qu’elle ne soit plus tolérée par certains gouvernements et organisations religieuses. »

D’autres analyses font écho à celles de LaRouche

Plusieurs experts du terrorisme consultés par EIR excluent que l’ETA ou les groupes terroristes islamistes soient derrière les attentats de Madrid, bien que des éléments de l’un ou l’autre aient pu participer à l’opération. La nature de ce « terrorisme aveugle » implique une structure supérieure, dotée de la capacité d’ouvrir, au niveau de la sécurité, les brèches rendant possible le déploiement terroriste.

Le parallèle tracé par LaRouche entre les événements de Madrid et la « stratégie de tension » dans l’Italie des années 70 et 80, a été corroboré dans une colonne de Magnus Linklater, dans le Scotland on Sunday du 14 mars 2004. Linklater rappelle que de nombreux attentats contre des trains (dont le point culminant fut l’attaque de la gare de Bologne, en 1980) perpétrés par des organisations néo-facistes, notamment le groupe « Ordine Nuovo », ont été au départ attribués à des groupes d’extrême-gauche. L’origine de ces organisations néo-fascistes remonte aux réseaux nazis (synarchistes) de l’« Orchestre noir », liés aux réseaux de renseignement anglo-américains, qui allaient finir par diriger le terrorisme néo-nazi. Leur stratégie a été esquissée dans un document qui affirme : « A notre avis, la première mesure consiste à détruire la structure de l’Etat démocratique sous couvert d’activités communistes. » Linklater explique que « l’idée était d’orienter les agences de renseignement sur des fausses pistes ». Il cite de plus le juge français Jean-Louis Brugnières, selon qui nous avons affaire à une « Guerre de cent ans des temps modernes ».

De même, dans le journal de gauche berlinois Junge Welt, Knut Mellenthin écarte l’hypothèse ETA/Al-Qaida et recommande d’examiner la « stratégie de tension » qui a hanté l’Italie, faisant le rapprochement entre le carnage de Madrid et l’attentat de Piazza Fontana, qui avait fait 17 morts et 85 blessés à Milan, celui du train Italicus en 1969, qui avait fait 12 morts et 50 blessés en 1974, et celui de la gare de Bologne, qui avait fait 85 morts et 200 blessés en 1980. Ces attaques furent perpétrées par des cellules néo-fascistes liées à des cercles dans l’Armée, la police et les services secrets italiens, ainsi que dans le renseignement américain et de l’OTAN. « Il faut craindre que les attentats de Madrid ne soient que le début d’une stratégie analogue et qu’ils ne soient suivis d’autres attentats de masse du même type dans les trains, les grands magasins, les centres commerciaux d’autres pays d’Europe . »

Une analyse du Réseau Voltaire se réfère elle aussi à la « stratégie de tension » de l’OTAN, et plus particulièrement à l’attentat de la gare de Bologne. Cette stratégie avait pour but de « créer un effondrement de l’ordre et de la loi, et par ricochet une crise de confiance des citoyens vis-à-vis d’un gouvernement démocratiquement élu, créant ainsi les conditions d’une prise de pouvoir par l’armée. » Le Réseau Voltaire conclut : « Quoi qu’il en soit, ce qui distingue ce type d’attentats des autres, c’est qu’il vise à provoquer une réaction émotionnelle forte pour mobiliser l’opinion publique contre un bouc émissaire. Ces exemples nous incitent à la plus extrême précaution dans la désignation des responsables des attentats de Madrid comme dans la vérification des éventuelles revendications . »

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