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Au nouveau Congrès, les démocrates lancent l’offensive

La rédaction
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La nouvelle majorité démocrate au Congrès a annoncé son intention d’enquêter sur la politique du gouvernement Bush-Cheney sur divers fronts, allant de l’occupation de l’Irak à l’économie.

Treize auditions au sujet de l’Irak sont déjà prévues. Voici quelques exemples :

Le 4 janvier, le député John Murtha a déclaré à Brian Williams de MSNBC qu’il a l’intention de tenir des « auditions extensives » sur la guerre d’Irak et d’en faire couper le financement. Le nouveau président de la sous-commission chargée de la Défense au sein de la commission des Finances a affirmé sa position, et celle d’une bonne partie des dirigeants militaires, selon laquelle les Etats-Unis ne peuvent gagner militairement en Irak. Sur le blog d’Ariana Huffington, le 3 janvier, Murtha avait promis d’ouvrir, dès le 17 janvier, des auditions sur tout ce qui concerne la présence américaine en Irak et en Afghanistan : les comptes à rendre, la situation militaire, le rôle du renseignement, l’activité des sociétés privées travaillant pour l’armée. Son objectif, dit-il, est de « réduire notre présence en Irak à la date la plus rapprochée possible ». Et c’est en jouant sur le levier financier qu’on peut y mettre fin.

Le sénateur Joseph Biden, nouveau président de la commission des Relations extérieures, a accusé le gouvernement, et le vice-président Dick Cheney en particulier, de vouloir laisser le désastre irakien au prochain gouvernement. Dans une interview le 5 janvier, il a déclaré son intention de tenir quatre semaines d’auditions pour examiner tous les aspects de la politique américaine en Irak, sollicitant comme témoins des membres de gouvernement, dont Condoleezza Rice le 11 janvier. Parmi les autres témoins invités à comparaître, Brent Scowcroft, Sandy Berger, Zbigniew Brzezinski, Henry Kissinger, Madeleine Albright et George Shultz.

« Je suis arrivé à la conclusion conditionnelle qu’une bonne partie de cette administration, peut-être même le vice-Président, croit que l’Irak est perdu », dit Biden. Et comme ils ne veulent pas reconnaître pourquoi ils ont échoué si lamentablement, ils tentent d’empêcher une catastrophe totale pendant leur mandat, pour léguer le problème au suivant.

Pour Biden, Cheney et l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld sont « des gars très intelligents qui ont fait un très, très mauvais pari ». Comme ils ont compris qu’il est impossible de réparer la casse, ils essaient de gagner du temps pour que le prochain Président ait la tâche « d’envoyer des hélicoptères dans la zone verte pour évacuer les gens réfugiés sur les toits ».

Biden, qui songe à une procédure de destitution, recherche le soutien des républicains modérés. « Il n’y a rien que le Sénat des Etats-Unis puisse faire pour empêcher un Président de conduire cette guerre », dit-il, « la seule chose qui puisse le faire changer d’avis, s’il persiste sur une voie contre-productive, est que son propre parti l’abandonne ».

Par ailleurs, les nouveaux dirigeants du Sénat et de la Chambre, Harry Reid et Nancy Pelosi, ont envoyé une lettre au président Bush pour s’opposer à l’envoi de renforts et exiger un retrait des troupes. Rappelant le rejet de la guerre d’Irak par les électeurs américains, en novembre, ils écrivent : « Le renforcement des troupes est une stratégie que vous avez déjà essayée et qui a déjà échoué. Tout comme de nombreux dirigeants militaires actuels et anciens, nous croyons qu’une nouvelle tentative serait une grave erreur. » Ils citent le témoignage du général John Abizaid à la commission des Forces armées du Sénat, où il a dit : « J’ai rencontré tous les commandants de division, le général Casey, le général Dempsey. Nous avons parlé. Et j’ai demandé : à leur avis, en tant qu’experts, si nous introduisons davantage de troupes américaines maintenant, cela va-t-il augmenter considérablement notre capacité de réussir en Irak ? Et ils ont tous répondu non. » Reid et Pelosi écrivent que pour faire avancer les choses, il faut « commencer le redéploiement, par phases, de nos forces au cours des quatre à six mois à venir » tout en relançant « une stratégie diplomatique, dans la région et au-delà ».

Dès l’ouverture du Congrès le 4 janvier, le sénateur Patrick Leahy, le nouveau président de la Commission judiciaire, a déposé un projet de loi destiné à punir les sociétés ayant abusivement profité de la guerre, dont Halliburton, l’ancienne société de Dick Cheney. Il a fait remarquer qu’il n’existe pas de loi interdisant expressément des « profiteurs de guerre » ou conférant à une Cour fédérale l’autorité de juger des cas de fraude concernant les profits excessifs encaissés à l’étranger en temps de guerre. Son projet de loi vise à combler ce manque. Dans une annexe au projet, fournissant des informations supplémentaires, Leahy cite Custer Battles, Bechtel et Halliburton, notant que ce dernier a reçu des derniers publics 3,5 milliards de dollars en 2005 et une moyenne d’un milliard par mois en 2006. Il documente les escroqueries déjà commises par ces sociétés et indique que les enquêtes découvriront bien d’autres cas. Le sénateur du Vermont a également déposé un projet de loi destiné à mieux combattre la « corruption publique ».

EIR soulève le question de l’impeachment

Dans la matinée du 3 janvier, Debbie Wasserman-Schultz, une députée démocrate proche de Nancy Pelosi, avait déclaré à C-Span que la destitution de Bush et Cheney n’était plus à l’ordre du jour. Sur les appels d’auditeurs acceptés par la chaîne, à peu près un sur trois exhortait les dirigeants démocrates à l’y remettre.

Plus tard dans la journée, lors du point de presse à la Maison Blanche, le correspondant de l’Executive Intelligence Review, Bill Jones, est revenu sur le sujet, dans sa question au porte-parole Tony Snow. Ayant rappelé les réactions des auditeurs, il demanda si le président Bush, « en dépit des promesses qui ont pu être faites, craint une lame de fond populaire, notamment à la lumière des enquêtes qui vont s’ouvrir, si bien que la question de la destitution plane comme un spectre sur la Maison Blanche ».

La réponse de Tony Snow : « En tant qu’ancien modérateur d’une émission avec auditeurs, on apprend à ne jamais mesurer le pouls de la nation sur la base de personnes qui appellent. (...) Le Président s’efforce de gagner en Irak et de travailler avec les démocrates pour démontrer que ce gouvernement peut fonctionner... »

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