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Austérité : les vautours se dirigent sur l’hôpital

La rédaction
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27 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Selon le Quotidien du Médecin, la Direction des hôpitaux et de l’organisation des soins (DHOS) du ministère de la Santé, en s’inspirant du rapport remis par Guy Vallancien en 2006, prépare un arrêté fixant l’activité annuelle minimale d’un bloc d’opérations en chirurgie à 1500 séjours annuels.

Puisque la qualité n’est mesurée qu’à l’aune du volume des soins, on évoque le risque accru d’échec pour le patient pour envisager la fermeture de 182 des 1075 blocs aujourd’hui autorisés à pratiquer la chirurgie !

Au même motif, les maternités s’étaient vues fixer un seuil minimal de 300 accouchements en 1998. Absurde, affirme Nadine Prigent, secrétaire générale de la fédération santé de la CGT, qui évoque le cas de la maternité de Valréas dans le Vaucluse, fermée en juillet sous prétexte de « sécurité » par l’Agence régionale hospitalière (ARH) puis rouverte le 9 octobre par décision du tribunal administratif de Nîmes, pour raison de sécurité, justement.

Le projet privilégie les établissements financièrement « rentables » dans la mesure où la réforme du financement de 2003 repose sur une tarification à l’activité qui donne l’avantage à ceux dont le volume de soins est important.

Comme le dénonce l’économiste Jean-Paul Dolmin, maître de conférence de l’Université de Reims, « ce projet d’arrêté néglige un autre volet de qualité : l’accès au soins », car les fermetures vont encore accentuer les distances de parcours entre les patients et les établissements de soins et avec elles les déserts médicaux. Certains dénoncent la création de véritables « zones blanches sanitaires ». En reportant sur eux une partie des coûts de transports, les malades socialement défavorisés se voient pénalisés.

Mettant fin à l’esprit du Conseil national de la résistance (CNR) et d’une carte hospitalière garantissant des soins de qualité à chaque citoyen dans un rayon de moins de cinquante kilomètres indépendamment du lieu de son domicile, Guy Vallancien, affirme que de toute façon, « il faut arrêter de croire qu’on peut mettre un hyperspécialiste devant tous les paillassons des fermes de France ».

Pourtant, on pourrait rétorquer qu’on a bien réussi à y installer une agence bancaire !

La privatisation graduelle de la santé et le recul de la couverture obligatoire, et solidaire, de la Sécurité sociale qui ne rembourse plus que 75% des soins de santé, a permis aux assureurs privés d’échapper à la crise. En sept ans, entre 2001 et 2008, les assurances complémentaires santé ont vu leur chiffre d’affaires bondir de 65% (passant de 17,5 à 29 milliards d’euros) ! 2009 ne contredit pas la tendance avec une hausse de 6,6%.

C’est donc une vieille histoire. Une fois que le voleur vous dit : « la bourse ou la vie ! », il vous enlève généralement les deux.


Vidéo : Non au triage humain : santé publique et population
Article : Qui veut euthanasier l’hôpital ?


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