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Automobile : L’UE part en guerre contre le « protectionnisme » français

La rédaction
1476 visites | 5 commentaires

16 février 2009 (Nouvelle Solidarité) — Sommé de s’expliquer à Bruxelles sur les mesures françaises en faveur de son secteur automobile, François Fillon a déclaré que « le plan français en faveur de l’automobile n’est pas un plan protectionniste et cette accusation ne résistera pas à un examen des faits ».

Car, selon le premier ministre, « la France n’impose aucune condition à ses constructeurs concernant leurs investissements dans l’Union ». « Mais elle leur demande de ne pas fermer de site d’assemblage sur le territoire national car les citoyens ne comprendraient pas que l’Etat prête 6 milliards d’euros à un constructeur qui annoncerait de telles fermetures », a-t-il dit tout en ajoutant qu’il « n’existe pas d’autre industrie automobile en Europe qui ait autant déployé sa production sur le territoire d’autres Etats membres, que ce soit en Tchéquie, en Slovaquie, en Espagne, au Portugal ou en Grande Bretagne. »

Si José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne estime que son institution « devait s’assurer que le plan français n’aurait pas d’effets collatéraux négatifs sur d’autres Etats membres », la commissaire chargée de la concurrence Neelie Kroes a déclaré que le plan d’aide à Renault et PSA « était le plus bel exemple de rhétorique protectionniste » et que la Commission doit « donner un signal clair que nous ne tolérerons pas les aides d’Etat liées à des comportements protectionnistes ».

Le quotidien Les Echos signale que l’incompréhension entre Paris et Bruxelles s’accroît de jour en jour. En effet, Paris constate tout simplement l’absence pur et simple d’une initiative européenne sur le sujet et Fillon a admis que la France aurait « préféré une solution européenne pour soutenir notre industrie automobile car il n’est pas sain d’avoir des plans nationaux très différents ».

Barroso, pour sa part, ne pouvait que se déclarer d’accord tout en constatant que « cela n’a pas été possible car il aurait fallu que tous les Etats membres soient d’accord ». Le président de la Commission européenne semble également découvrir que « la Commission, elle, ne dispose pas de crédits ».

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Vos commentaires

  • Le 18 février 2009 à 19:30
    par Radagast

    Le liberalisme n’est pas mort,pas même moribond,mais alors que la pluspart de ses fervents adeptes qui hier encore nous vantaient la réussite économique de pays comme l’Espagne ou l’Irlande (n’est-ce pas Mr JM Sylvestre ?)se font aujourd’hui nettement plus discrets,seule la comission européenne et son ineffable président s’en tiennent mordicus à leur dogmatisme ultra-libéral.
    "S’il n’en restait qu’un seul je serais celui-là"semble être leur devise.
    Le malheur est que par sectarisme et aveuglement ils nous obligent depuis des années à affronter la compétition économique avec un bras lié dans le dos tout en nous privant de nos maigres atouts.
    Peu leur importe que l’europe devienne une vaste friche industrielle peuplée de millions de chômeurs pourvu que la concurrence y soit partout libre et non faussée......
    Nous sommes bien loin de l’Europe qu’on nous promettait du temps de De Gaulle et Pompidou ou même encore Giscard !
    Le malheur est que c’est cette Europe que les Français ont gardé dans la tête et dans le coeur,celle en faveur de laquelle ils votent ou votaient....
    Hélas ,hic et nunc l’europe est celle de M Thatcher et les Français n’ont rien à y gagner.
    Lorsqu’on accuse la comission de Bruxelles ,sorte de comité de salut public du libéralisme ou plustôt son cheval de Troie ,Mr Barroso répond :"ce n’est pas nous,nous n’avons aucun pouvoir,ce sont les gouvernements qui ont décidé etc..."
    Et que lit-on dans votre article :"Nous ne tolérerons pas..."
    Tout est dit.

    Répondre à ce message

  • Le 16 février 2009 à 16:45
    par Jean-Gabriel

    La commission européenne, Combien de divisions ? (pour paraphraser Staline)

    • Le 17 février 2009 à 10:18
      par chibani84

      Et pendant ce temps, pendant qu’on s’épuise à vouloir sauver des banques insolvables et insauvables, les actifs financiers chinois vont se placer sur l’achat de mines c’est à dire sur de vraies choses et pas sur les bons du Trésor émis par les différents états qu’ils soient européens ou nord américains. La suite va donc être très rigolote... A refuser par pure idéologie conservatrice de nationaliser le secteur bancaire, d’en séparer les activités bancaires fondamentales des activités douteuses de spéculation, l’effondrement se poursuit... La prochaine étape sera sans doute l’écroulement de l’Euro...

    Répondre à ce message

  • Le 17 février 2009 à 07:53
    par Pretemoitonvelo

    "la Commission, elle, ne dispose pas de crédits "

    Faudrait-il comprendre cette dernière phrase au second degré ?

    Répondre à ce message

  • Le 16 février 2009 à 21:41
    par Persea

    Ah l’Europe qui face à la crise ne fait que critiquer ceux qui tentent quelque chose !
    l’Europe qui elle-même ne fait RIEN pour aider les pays en difficultés,
    l’EUROPE encore qui n’en finit pas de se disputer avec Paris (lit-on)
    pourtant c’est bien SARKOZY qui nous l’a fait accepter de force cette Europe.
    Et maitenant ?
    Il ne reste plus qu’à la voir imploser :

    http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/4623525/Failure-to-save-East-Europe-will-lead-to-worldwide-meltdown.html

    Répondre à ce message

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