Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Avec Myrrha, la Belgique renoue avec sa tradition nucléaire

La rédaction
visites
1987

6 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) – Mercredi 3 mars, par une décision de plus en plus rare en Europe, le cabinet restreint du gouvernement belge a donné le feu vert à la réalisation du projet nucléaire international Myrrha au Centre belge d’étude de l’Energie nucléaire (SCK-CEN) de Mol, cinquante kilomètres à l’est d’Anvers. Le réacteur Myrrha nécessite la création de 2000 emplois hautement qualifiés et de longue durée et remplacera le réacteur de recherche BR2 de Mol, âgé de plus de 45 ans.

Joignant l’acte à la parole, le comité ministériel restreint a débloqué un montant de 384 millions d’euros (soit 40 % de la facture totale) qui sera injecté dans l’opération sur une période de dix ans. Le premier ministre Yves Leterne a affirmé que le gouvernement « attend un retour sur investissement important. La nocivité des déchets nucléaires sera réduite de mille et leur volume de cent. C’est un bon investissement pour la société et une contribution à la production d’énergie durable ». Une étude évalue que le projet rapporterait 13 milliards d’euros, dont 11 pour la Belgique.

BMP - 312.6 ko

Unique au monde dans le domaine des sciences nucléaires, MYRRHA (Multi-purpose hybrid research reactor for high-tech applications) vise à relever plusieurs défis pour les quarante années à venir : le traitement et la transmutation en ressources utiles des déchets nucléaires, l’approvisionnement continu en radio-isotopes à usage médical et la disponibilité industrielle de silicium dopé, un semi-conducteur essentiel des circuits électroniques dans toute la haute technologie. Le flux de protons et de neutrons de Myrrha offre un outil exceptionnel pour mener des expériences sur des matériaux nouveaux pour les réacteurs nucléaires de quatrième génération, pour l’exploration spatiale ou encore l’agro-biochimie.

Le lendemain de cette décision historique, ce fut l’inauguration à Mol, en présence du ministre belge de l’énergie Paul Magnette, celui de la politique scientifique, Sabine Laruelle, et des responsables français du CEA et du CNRS, d’un réacteur d’essai à faible puissance (GUINEVERE : Generator of Uninterrupted Intense NEutrons at the lead VEnus REactor), un modèle à puissance réduite du premier démonstrateur mondial de systèmes pilotés par accélérateur (ADS), précurseur de Myrrha. Guinevere est le produit d’une collaboration entre le Centre de Mol, le CEA et le CNRS. qui a mobilisé la compétence de quatre laboratoires (Grenoble, Orsay, Caen et Strasbourg). Mol a aussi d’autres partenariats, notamment avec l’Inde.

Cette décision confirme le retour au nucléaire en Belgique. Déjà le 12 octobre, le gouvernement belge avait décidé de reporter de dix ans sa sortie du nucléaire initialement prévue pour 2015.

Cependant, avec une crise économique et financière internationale sans précédent, la réalité s’est invitée dans le débat. D’abord, le maintien du nucléaire offre des perspectives non négligeables de revenus fiscaux stables. Ensuite, la pénurie dramatique de radio-isotopes à but médical, suite à la fermeture temporaire du réacteur canadien NRU et le réacteur néerlandais de Petten, fermé le 19 février, suscite les plus vives inquiétudes de la part des autorités sanitaires. En effet, avec la fermeture de ces deux réacteurs, l’approvisionnement mondial en radio-isotopes perdait 75% de la production. Avec cette baisse, c’est toute l’imagerie médicale et le traitement des cancéreux qui sont remis en cause. Le centre de Mol, qui assure 25% de la production mondiale grâce à son réacteur de recherche BR2, a augmenté sa production tout en faisant savoir qu’elle ne pourrait pas satisfaire l’ensemble de la demande dans les années à venir. Or, le BR2 à quarante-cinq printemps et est en fin de vie.

Agora Erasmus, la section belge du mouvement LaRouche ne peut que se féliciter de la décision gouvernementale en faveur de Myrrha. Nos milliers de tracts dénonçant la crise financière ou exposant nos propositions pour la reconversion du secteur automobile, notamment lors de nos interventions pour la reconversion du site menacé de fermeture de General Motors d’Anvers, appelaient au démarrage immédiat du programme Myrrha, comme exemple et instrument d’une sortie de la crise par le haut, par un changement de paradigme.

JPEG - 52.8 ko

Notez que le logo d’Agora Erasmus, visible sur chaque tract, est un photomontage montrant le grand humaniste, avec en arrière plan, au loin, l’Atomium, un monument symbolisant depuis 1957 l’engagement de la Belgique pour la recherche scientifique.


Articles :


Contactez-nous !