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Avec le plan Geithner, les Britanniques menacent le monde d’hyperinflation

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27 septembre 2011 (Nouvelle Solidarité) — L’inimitable Ambrose Evans-Pritchard, le chroniqueur vedette du quotidien conservateur britannique The Daily Telegraph se révèle une fois de plus comme la plume cynique de l’establishment financier mondial. En dévoilant quelques secrets d’alcôve glanés dans les coulisses de la City et au sommet du G20 à Washington, Ambrose se démène comme un beau diable pour nous convaincre qu’il est dans le secret des dieux. En attendant, rien ne nous empêche de profiter (avec modération) des confidences d’un valet intelligent.

Après avoir fait le tour de la débâcle financière dans laquelle s’est plongé la zone euro, Evans-Pritchard, dans la pure tradition britannique, en appelle aux Etats-Unis pour faire le « sale boulot » et imposer une politique hyperinflationniste tout azimut en faisant marcher la planche à billets : « Une fois de plus, les Etats-Unis doivent prendre les choses en main. Le plan de sauvetage de plusieurs milliers de milliards, discuté actuellement pour l’Euroland, a été essentiellement cuisiné par Washington, de mèche avec la Commission européenne et est en train d’être imposé avec toute la force de la diplomatie américaine. »

Alors que pour l’instant la plupart des dirigeants de la zone euro écartent ce type de solution folle, Ambrose affirme que le Plan Geithner sera appliqué coûte que coûte. « C’est un paquet de propositions tordues et pas très jolies, conçu pour s’accommoder au refus de Berlin d’accepter une union fiscale, les eurobonds et un ministère des finances européen. Mais au moins, c’est gros. Le Fonds européen de stabilité financière (FESF), par effet de levier, sera accru et passera de 440 à 2000 milliards d’euros pour être en mesure d’affronter l’Italie et l’Espagne. (…) »

Alors qu’en France, le Journal du Dimanche dévoile que depuis le dimanche 11 septembre, Bercy discute ferme avec les représentants des cinq grandes banques françaises (Société Générale, BNP-Paribas, Crédit Agricole, BPCE et Crédit Mutuel) en vue de leur recapitalisation sous la forme de « nationalisations softs », Ambrose Evans-Pritchard affirme lui aussi que « les banques commerciales qui ne réussissent pas à obtenir des recapitalisations de la part des fonds stratégiques moyen-orientaux seront prises en main par les Etats, partiellement ou entièrement, ou seront recapitalisé par le FESF. Ceci devrait les rendre suffisamment robustes pour absorber un défaut grec et des défauts potentiels de la part du Portugal et de l’Irlande. »

« En tout cas, c’est cela l’idée. On verra comment le Bundestag [Parlement allemand] réagira cette semaine [lors de la ratification des décisions de Merkel et Sarkozy du 21 juillet]. (…) On verra également si la France sera capable d’enterrer sa fierté nationale et de confronter sa propre élite financière. Dimanche, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a nié le fait que les autorités françaises concoctaient un plan pour recapitaliser les banques de 10 à 15 milliards d’euros. "Il n’y a aucun plan. Et d’ailleurs nous n’en avons pas besoin (…) aucune banque française ne cache d’actifs toxiques", a-t-il dit. Pourquoi nous raconter de telles balivernes ? Les marchés savent bien que cela est faux et le FMI aussi. C’est presque un refus de reconnaître que les investisseurs – pour des raisons légitimes – soient terrifiés au sujet de l’exposition des banques françaises à la dette souveraine italienne. M. Noyer incarne le mélange d’entêtement et d’amour propre qui menace actuellement le monde avec un désastre, et qui ressemble au réflexe français après que tout s’effondra au milieu de 1931. Drôle qu’ils ne changent jamais.

« Même si le plan Geithner se réalise, il ne fera rien d’autre qu’acheter du temps (…) La racine de la crise de l’euro est un décalage au sein de la zone d’environ 30% entre les économies du Nord et celles du Sud. Ce ne sont pas les cautions apportées aux dettes ou les plans de sauvetage bancaire qui permettront de résoudre ce défaut de conception.

« Le plan Geithner dois être accompagné par une attaque monétaire éclaire, puisque la carte fiscale est déjà largement épuisée et puisque l’Allemagne refuse de réduire son taux d’épargne pour rééquilibrer l’Union monétaire européenne. La seule option plausible pour la BCE est d’acheter en masse les obligations des Etats, avec une modification des statuts de la BCE incluant la défense de l’emploi et de la croissance dans son mandat.

« Cela affaiblirait l’euro, donnera une bouffée d’air aux manufactures du sud de l’Europe en compétition avec la Chine. Cela produirait, grâce à l’inflation, un mini-boom en Allemagne (…)

« Désolée Allemagne. L’histoire a conspiré contre vous, de nouveau. Il va falloir se résoudre à créér les 2000 milliards d’euro, laisser tomber votre banque centrale et accepter 5% d’inflation. Sinon, vous serez accusé d’avoir provoqué la Götterdämmerung [Fin du monde, de l’euro]. Ce n’est pas juste mais c’est ce qu’une union monétaire a toujours voulu dire. Personne ne vous l’avait dit ? »

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  • petite souris • 28/09/2011 - 00:48

    ... Il s’agit donc bien d’un jeu auquel tous ces gens jouent,.
    Le fait même de parler "d’euroland" qui fait plus penser à Disneyland qu’à l’europe est un aveu flagrant !!!!!
    Cependant pour jouer il faut être plusieurs et en outre d’accord à propos des règles, ce qui est loin d’être le cas puisque les peuples ne veulent pas des règles dezélites.
    Alors le jeu est faussé, la partie ne peut plus continuer.
    Lezélites continuent à jouer mais sans nous.
    La partie ne peut donc se terminer et ils peuvent continuer à écrire ou à parler.

    Paroles ! Paroles !Paroles !

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