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Avertissement d’un Lord anglais : le bouclier anti-missile américain vise la Russie

La rédaction
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En réponse à un éditorial du Financial Times attaquant l’opposition du président Poutine au déploiement du bouclier anti-missiles américain en Europe de l’est

(LPAC) En réponse à un éditorial du Financial Times attaquant l’opposition du président Poutine au déploiement du bouclier anti-missiles américain en Europe de l’est, Robert Skildelsky, un membre conservateur de la Chambre des Lords anglaise, écrit que c’est la politique provocatrice de l’administration Bush qui est le problème.

Dans une lettre à l’éditeur daté du 6 juin, Lord Skidelsky estime que le Financial Times a manqué de « soulever la question du pourquoi les nouvelles bases devraient être placées là-bas d’abord. Personne ne croit au prétexte américain qu’il s’agit de défendre l’Europe contre les attaques nucléaires de la Corée du Nord ou de l’Iran. Ceci étant, les Russes peuvent raisonnablement se poser la question : Pourquoi ici ? » Skidelsky indique deux possibilités. La première étant de les « humilier » en rappelant aux Russes « qu’ils ont perdu la guerre froide et que désormais ce sont les américains qui tirent les premiers. »
L’autre possibilité qui est « plus préoccupante » dit-il, est de « vouloir neutraliser la capacité nucléaire russe. La Russie serait alors dans l’incapacité de riposter à une attaque américaine nucléaire ou conventionnelle (...) Si c’est ce qui se joue, la réponse russe est compréhensible. La Russie joue la seule carte qu’elle a. »

Skidelsky conclut : « Plutôt que de blâmer les Russes, vous (le Financial Times) feriez preuve d’un meilleur sens des proportions si vous dirigiez de temps en temps votre feu contre l’administration américaine, la plus autiste et la plus repliée sur elle-même depuis que Roosevelt a sorti les Etats-Unis de l’isolationnisme. »

Skidelsky entretient des liens serrés avec la Russie et a été un des tous premiers anglais à critiquer la guerre en Irak.

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