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Avertissements de la Chine contre la spéculation

La rédaction
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Depuis quelque temps, les dirigeants du système financier chinois s’inquiètent ouvertement des dangers posés par les flux de capitaux spéculatifs dans leur pays et expriment leur intention de les contrer. En mars dernier, le gouverneur adjoint de la Banque de Chine, GUO Shuqing, a fait plusieurs déclarations contre la « spéculation excessive » dans l’immobilier et à propos des problèmes posés par la trop grande dépendance de la Chine envers les exportations.

Dans une interview du 21 mars, M. Guo a déclaré : « Le soutien systématique aux exportations et les flux de capitaux étrangers ont créé des problèmes économiques à court terme. » On constate notamment « une spéculation excessive sur le marché immobilier et le découplage économique des zones côtières en forte croissance par rapport au reste de la Chine ». Selon lui, des capitaux étrangers présentés comme des fonds commerciaux ou des investissements servent en réalité à la spéculation immobilière.

Le 12 mars, ce banquier avait demandé aux autorités locales de ne pas se laisser séduire de manière hasardeuse par les investissements étrangers, sous peine de créer des risques « sans fin « pour le pays. Il a averti que les autorités allaient « punir sévèrement les activités illégales », car si on permet aux fonds spéculatifs de créer une bulle immobilière, les institutions financières, les entreprises et les ménages chinois essuieront de lourdes pertes lorsqu’elle éclatera. Quant aux énormes réserves de change chinoises qui sont passées de 206,7 milliards de dollars en 2004 à 609 milliards aujourd’hui, Guo estime qu’elles « réduisent l’indépendance de la politique monétaire du pays ».

Aussi, pour Guo Shuqing, la dépendance de la Chine vis-à-vis de l’industrie de transformation constitue un problème. Bien avant l’adhésion du pays à l’OMC, on y débattait énergiquement de la nécessité de devenir une véritable nation industrielle afin de se développer. Guo a également déclaré le 21 mars que son pays « devrait graduellement réduire le traitement préférentiel réservé aux exportations ». Tout en admettant que la transformation en produits finis avait été utile dans la première phase de la politique d’ouverture de la Chine, en 1979, il estime qu’il est temps de corriger cette dépendance : « L’excédent commercial n’est pas toujours forcément une bonne chose. (...) Plus de la moitié des exportations chinoises et une écrasante majorité de la production et des échanges à haute technicité sont le fait d’entreprises étrangères. Ce type de croissance à l’exportation n’est pas soutenable. » De même, l’approche prudente envers les importations a découragé les industriels chinois d’importer de l’équipement et de la technologie pour améliorer la production.

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