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BCE : à fond l’hyperinflation

La rédaction
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30 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) – Après le désastreux sommet de l’Eurogroupe la semaine dernière, qui a consacré la soumission européenne aux intérêts financiers, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé la poursuite de sa politique hyperinflationniste. Le 25 mars au Parlement européen, devant une quinzaine d’eurodéputés (!), Jean Claude Trichet a annoncé que la BCE ne durcirait pas ses critères pour les actifs acceptés en échange de liquidités.

Revenons un peu en arrière : jusqu’en 2008, les titres déposés à la BCE par les banques en tant que nantissement pour des prêts, devaient avoir une notation d’au moins A-. Mais à compter de 2008, la BCE a commencé à accepter des titres notés jusqu’à BBB-, la dernière note avant le statut (officiel) d’ « obligation poubelle », permettant ainsi un gigantesque refinancement des banques de la zone euro, principalement espagnoles, lesquelles pouvaient déposer leurs actifs toxiques en échange de liquidités toutes fraîches.

Il y a quelques semaines, la BCE avait annoncé qu’elle était susceptible de revenir aux critères précédant la crise, ce qui laissait supposer que les obligations souveraines de la Grèce, notées BBB- (juste au-dessus des obligations pourries), ne seraient plus acceptées. Mais la BCE a fini par dire qu’il n’y aurait pas de changement. Cependant, en guise de feuille de vigne, la Banque appliquera une décote sur la valeur de ces actifs, dont la quantité n’a pas été précisée.

Par cette décision, la BCE a rendu sa faillite inévitable. Selon des chiffres récemment rendus publics, les actifs qu’elle a acceptés en nantissement de la part de banques privées se composent de 200 milliards d’euros de dette souveraine, 500 milliards d’euros d’obligations bancaires non garanties et 750 milliards d’euros d’ABS (actifs titrisés adossés à des actifs). Outre les nantissements sans valeur acceptés pour éviter une insolvabilité nationale, chaque dégradation d’un quelconque composant de ces nantissements aggrave sa propre faillite. Cela a créé un curieux conflit entre la BCE et les agences de notation. En effet, la Banque centrale rechigne à voir les agences de notation déterminer si les actifs sont acceptables ou non.

Récapitulons : La BCE pompe des centaines de milliards d’euros dans les banques en échange d’actifs toxiques, les Etats renflouent les pertes des banques, et ces dernières se précipitent pour acheter cette nouvelle dette qu’elle utilisent ensuite auprès de la BCE. Cherchez le dindon de la farce...

Le seul salut pour l’Europe est d’affronter les oligarchies de la City et de Wall Street : mettre en liquidation judiciaire ordonnée les établissements financiers coupables et se débarrasser ainsi d’une masse d’actif toxique dont le remboursement entraîne austérité et émission monétaire incontrôlée. La BCE sera ensuite démantelée en signe de libération et les pays de la zone euro pourront recouvrir leur souveraineté en établissant un réseau de banques nationales soutenant l’équipement économique et humain à long terme.


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Voir les 5 commentaires

  • gdfontaines • 30/03/2010 - 20:57

    Oups j’ai pas compris .. vous dites " La BCE pompe des centaines de milliards d’euros dans les banques en échange d’actifs toxiques .." ça veut dire que la BCE "prend" les euro des banques et leur refile des actifs toxiques .. ou c’est le contraire ??

    • Bertrand Buisson • 30/03/2010 - 23:08

      non c’est l’inverse : le BCE injecte des euros "propres" en échanges d’actifs "sales".

    • gdfontaines • 01/04/2010 - 02:02

      Merci, j’ai bien fini par comprendre cela mais donc le mot "pompe" est mal à propos .. l’injection est plus appropriée .. surtout en ces temps de cash flow d’opiacé du Londonistan .. pour autant récurer pour racler la merde c’est bien pomper ..

      Ainsi les Etats se font DOUBLEMENT empapaoutés sans doute au nom de la douce règle qui dit que quand on aime on y revient mais ça sent plutôt de la complicité à tous les étages.

      De même que le pote des sachs, draghi semble le destiné remplaçant de l’ex lyonnais trichet, la règle évolue .. mal dragué c’est tricher, voila le sismique du systémique bien cynique !

      Mais gare au gorille : Pecora, Glass Steagall, Banqueroute organisée, Crédit Productif Public !

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  • petite souris • 31/03/2010 - 22:31

    "Par cette décision, la BCE a rendu sa faillite inévitable."

    Donc Trichet et les autres savent ce qui va se passer...

    ... et alors ? ...

    ... on attend la bouche ouverte ? ...

    J’avoue ne pas très bien comprendre la position de nos dirigeants.

    S’ils espèrent un miracle pour les sauver du trou dans lequel ils se sont plongés tous seuls...

    Même si nous sommes pendant la semaine sainte !!!

    Il nous restera que nos yeux pour pleurer, nos pieds pour aller manifester, nos pensées pour agir et convaincre encore et encore qu’il est possible de faire autrement.

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  • frontiste anti-triche(t) • 30/03/2010 - 16:16

    Propos tenus par Jean-claude Trichet en séance d’après le blog de Jean-Luc Mélenchon :

    nous ne sommes pas sortis d’affaire, loin de là » Mais rien ne doit changer : « nous faisons le choix de la stabilité ! Notre message reste le même. Ce sont les réformes structurelles ! C’est cela l’essentiel pour nous ». « Nous avons besoin de surveillance des politiques budgétaires des Etats ! » ...

    « Je le répète le jugement de la BCE est que les décisions prises par la Grèce sont convaincantes et courageuses. » Mais après ce satisfecit de commande qui ne mange pas de pain l’avertissement tombe : « Tous les membres de la zone euros savent que l’inflation restera à deux pour cent ! Chacun doit en tirer des leçons pour lui-même et ne peut pas s’abstraire des obligations qui en découlent pour tous. » Dans cet univers de tricheurs irresponsables, seule la banque est pure et parfaite. « En ce qui concerne la transparence de nos décisions, il faut dire que nous sommes les plus transparents du monde ! Le seul point sur lequel nous avons décidé de nous taire c’est à propos de qui vote comment ! Car nous ne sommes pas un ensemble d’individus mais un collège. » « Il faut réformer en profondeur les marchés financiers pour ne pas retrouver la situation qui nous a frappés ! ».

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