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BCE : trop d’argent a tué l’argent

La rédaction
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23 août 2011 (Nouvelle Solidarité) – Depuis le début de la fin du système financier en 2007, il n’a échappé à personne de sensé qu’économistes, experts et « décideurs » ne savent pas ce qu’est l’économie. Le problème est qu’au stade de l’effondrement où nous en sommes, cela devient criminel.

Les banques privées européennes sont en faillite et la Banque centrale européenne émet massivement de la monnaie de singe pour tenter de retarder leur chute. Depuis le 8 août, elle a racheté aux établissements financiers plus de 36 milliards d’euros d’obligations espagnoles et italiennes pourries, en recourant à de la pure création monétaire. A ce rythme, si la BCE entend tenir jusqu’à ce que le FESF prenne le relais fin octobre, en admettant que le système puisse tenir jusque là, il faudrait encore imprimer 180 milliards d’euros pour éviter que les banques ne tombent. La BCE détient déjà 110,5 milliards de ces obligations pourries, soit 11 fois son capital !

Mais la BCE injecte aussi par d’autres biais des quantités massives de liquidités dans le système bancaire. Déjà, les banques espagnoles (ce qui inclut les géants Santander et BBVA) ne se refinancent qu’auprès d’elle ; et la défiance entre banques est à son comble si l’on en juge par la tension sur le marché interbancaire qui pousse les banques à déposer des dizaines de milliards de liquidités chaque soir à la BCE plutôt que de se prêter entre elles (107,2 milliards d’euros vendredi soir). De surcroît, la BCE a lancée le 9 août une opération supplémentaire de refinancement à six mois, en refilant 50 milliards aux banques – il s’agit d’une ligne de crédit permanent. La BCE a aussi prolongé son crédit illimité à trois mois et poursuit ses allocations illimitées de liquidités à une semaine, à hauteur de 158 milliards d’euros.

Cette politique de renflouement répond donc à une croyance : l’argent aurait une valeur intrinsèque. Eh bien croire encore à cette fable alors que le monde de l’argent est en train de nous tomber sur la tête est criminel ! Les monnaies n’ont plus de valeur car le cancer financier a détruit toute valeur économique réelle, tout progrès humain.

Nous sommes au point de désintégration de l’Europe, et notre seule chance repose sur un changement total de politique :

Notre proposition de Glass-Steagall, revenant à refuser de renflouer les spéculations des banques d’affaires en les séparant des opérations légitimes des banques de dépôt et de crédit, qui en principe servent les déposants et nourrissent l’économie, est une mesure simple et urgente qui vise à tarir le mal à sa source. Le reste ne revient qu’à disposer autrement les chaises-longues sur le pont du Titanic, en se bandant les yeux pour rendre l’exercice plus excitant. (...)

Une loi de type Glass-Steagall permettra une restructuration saine des dettes, condition nécessaire pour organiser une reprise. Cela ne se joue ni sur le terrain d’un fédéralisme supranational qui dégénère en fascisme financier, ni sur celui d’un repli sur soi qui dégénère en national-monétarisme. Cela se joue sur le terrain de la création humaine, d’un accroissement de la production par être humain et par unité de surface et de grands projets de développement mutuel qui rétabliront la confiance dans le futur de leurs participants.

Nous vivons une crise de civilisation. Dans ces cas-là, soit on reste dans un système incapable d’assurer son propre avenir, soit on en sort. Le moment est venu d’en sortir. Le Glass-Steagall en est la clef, de grands projets rétablissant les objectifs communs de l’humanité, ce vers quoi il permettra d’ouvrir. (…)

Jacques Cheminade, le 21 août 2011
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