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BP, le groupe russe ALFA et Dick Cheney

La rédaction
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Le 11 février, British Petroleum (BP) a annoncé l’acquisition de vastes champs pétroliers sibériens pour 6,8 milliards de dollars, par une joint venture avec la société pétrolière controversée TNK (Tyumen Oil Company), appartenant à l’Alfa Group de Moscou, et son associé new-yorkais peu connu mais très influent, Len Blavatnik, d’Access Industries. Cet accord d’envergure pourrait faire une embarrassante publicité aux relations entre le vice-président Richard Cheney et son chef d’état-major Lewis Libby, d’une part, et certains « oligarques russes » et leur entourage mafieux, d’autre part.

En février 2002, Norex Petroleum, une petite compagnie pétrolière d’Alberta, a porté plainte, dans le cadre de la loi contre les organisations criminelles pratiquant le racket (RICO), contre Blavatnik, Access Industries, Pytor Aven et Mikhail Fridman d’Alfa/TNK. Norex avait été « expulsée » de sa petite opération pétrolière en Sibérie par Alfa et Access, d’une façon très similaire à celle par laquelle toutes deux avaient, en 1997, mis la main sur TNK et ses vastes réserves de pétrole sibériennes. A la veille d’une possible guerre au Moyen-Orient, BP s’achète donc une entrée dans ce réseau trouble russo-américain.

Len Blavatnik, immigré d’Union soviétique en 1978, était copropriétaire à 50% de TNK avec ALFA. C’est lui qui a personnellement dirigé le travail de lobbying à Washington en 1999 et 2000, en vue d’obtenir que la banque publique américaine d’import-export (Exim Bank) garantisse les prêts accordés à Alfa/TNK par une compagnie de services pétroliers de Houston. Il s’agissait de la Halliburton, dont le directeur n’était autre que Dick Cheney, l’actuel vice-président des Etats-Unis !

Nos lecteurs se souviendront qu’en 2001, le vice-président Cheney et Lewis Libby organisaient des réunions à la Maison Blanche avec des représentants d’ENRON pour discuter de la « stratégie énergétique ». Or, à la même époque, ENRON et sa société d’audit, Arthur Anderson, travaillaient avec une branche d’ALFA basée à Londres : Crown Resources, qui commercialise le pétrole de TNK. Les deux groupes exploraient les possibilités de vendre et d’acheter des matières premières en ligne . Dick Cheney refuse toujours de donner aux enquêteurs du Congrès des documents concernant ses contacts avec ENRON qui a représenté, rappelons-le, la plus grande faillite de l’histoire américaine.

Dans le même temps, Marc Rich, ancien client de l’avocat Lewis Libby et ancien fugitif de la justice américaine, était officiellement conseiller de Crown Resources, l’affréteur du vieux pétrolier Prestige qui s’est brisé en décembre au large des côtes espagnoles, occasionnant de terribles dégâts le long des côtes espagnoles, portugaises et françaises.

Tony Blair aurait personnellement encouragé les relations entre BP et Alfa/TNK, qui représentent des gains financiers à court terme pour les oligarques russes du pétrole. On dit que le Premier ministre anglais utiliserait cette question comme levier pour obtenir le soutien russe à une guerre « préemptive » contre l’Irak. Ce n’est pas un hasard si Cheney et Libby sont des figures clés du parti de la guerre à Washington.

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