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Balladur : une dictature de l’Eurogroupe sur l’Europe

La rédaction
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19 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – On connaissait le conservatisme d’Edouard Balladur et ses penchants pour la finance, hérités peut-être de son père qui fut directeur de la Banque ottomane et membre éminent de la communauté catholique de Smyrne, en Turquie.

Parmi les accusations qui lui collent à la peau, celles des relents pétainistes ont encore fait couler beaucoup d’encre lors de la publication de son rapport sur la réforme des collectivités territoriales. A l’instar de celle de Pétain de 1941, sa réforme propose, en effet, de renforcer les structures régionales au détriment des départements. Or, les départements avaient été crées par la Révolution, afin d’éliminer les régions et surtout les privilèges pour les nobles et l’Eglise qui y étaient attachés.

Mais voilà que ses propositions pour faire face à la crise de la zone euro, publiées dans Le Figaro du 17 février, répandent à nouveau de fortes odeurs de Vichysme, cette fois-ci à l’échelle européenne. L’Europe a trop consommé, la Grèce en particulier. Aujourd’hui, comme dans les années Pétain, il faut rétablir l’ordre, au détriment des libertés et de la souveraineté. Et cet ordre, il est financier.

Face à une « crise de la zone euro qui risquerait de conduire à son éclatement, si un ou plusieurs de ses membres étaient contraints de la quitter », il faut aller plus loin que le Traité de Maastricht, dit Edouard Balladur : « Ce n’est pas une Europe trop organisée qu’il faut redouter, mais une Europe restée à mi-chemin ; l’union monétaire doit devenir aussi une union économique ».

Mais qu’entend Balladur par Union économique ?

Voici ce qu’il propose : « Il est souhaitable que l’Eurogroupe, qui rassemble les ministres des finances des seize membres de la zone, reçoive le pouvoir d’approuver les projets de budget élaborés par les gouvernements avant que ceux-ci ne soient soumis à leurs Parlements respectifs. Bien entendu, il ne s’agirait pas d’une approbation dans le détail des mesures prévues dans celui-ci, elle se limiterait pour l’essentiel au volume global des dépenses publiques, celles de l’Etat, des collectivités territoriales, des organismes sociaux. L’Eurogroupe serait invité à se prononcer sur le caractère crédible, pour tout dire honnête, des chiffres qui lui seraient soumis et des mesures envisagées pour l’atteindre. Sa décision serait prise par un vote de membres de l’Eurogroupe, non pas à l’unanimité mais à la majorité qualifiée, chacun des Etats disposant, un peu à l’image de ce qui se fait au FMI comme au Conseil européen ou au Parlement européen, d’un nombre de voix fixé en fonction de son poids économique et financier. Un Etat qui ne recueillerait pas cette approbation ne serait pas autorisé à soumettre son projet de budget à son Parlement national ; il lui faudrait le modifier pour tenir compte des observations de l’Eurogroupe, avant de le soumettre à nouveau à ce dernier, qui aurait la possibilité d’édicter des mesures de surveillance et de contrôle lui permettant de vérifier les données qui lui seraient soumises. »

Après cette « deuxième étape » de l’Union économique et monétaire, Edouard Balladur propose de passer à la troisième : une « coordination des systèmes sociaux et fiscaux à l’intérieur de la zone euro, afin d’éviter les disparités excessives générant des concurrences anormales ».

Mais, comment faire accepter à la population ce qui constitue une perte grave des libertés et de souveraineté ? « Mettons de côté les faux débats (…) les querelles des mots », assène Balladur. Comme le mot de la « rigueur », ou celui de la « souveraineté nationale », ou même ce débat qui prétend que « le pouvoir de contrainte reconnu à la zone euro sur l’établissement des budgets de ses membres » serait « excessif », car il s’agit de mesures d’ordre gouvernementale, devant être prises par les gouvernements. « Soyons réalistes », clame Balladur, il n’y a pas d’autre alternative.

Face à une crise très grave d’un système à bout de souffle, plutôt que de mettre à plat ce système et d’en construire un nouveau dans l’intérêt collectif, les propositions de M. Balladur reviennent à mettre en place, une dictature financière exercée par un groupe d’experts non-élu – en ce cas-ci les ministres des Finances de la zone Euro – répondant aux exigences des marchés financiers et allant contre les peuples.

Vous avez dit Vichy ?

Pour connaître l’alternative :

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