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Banco Santander, un ver dans le BRIC

La rédaction
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3 février 2010 (Nouvelle Solidarité) – « Tout le système euro va dans le mur », estime Lyndon LaRouche. Pour lui, ce n’est pas tant la situation de la Grèce ou des autres pays qui l’inquiète, mais « l’effondrement stratégique » de la zone euro.

Cette « crise de l’euro frappera notamment l’Angleterre et le Brésil, ainsi que l’Espagne et d’autres ». La situation de la Grèce n’est pas le centre de la crise, mais il faut s’attendre « à une réaction en chaîne dans la zone euro ». La raison, c’est le rôle de Banco Santander, de prime abord une banque espagnole. Cependant, cette banque est intimement liée à la Couronne britannique par son partenariat avec la Royal Bank of Scotland. Donc en réalité, dit LaRouche, « vous avez une crise Britannique qui a lieu en Espagne ».

La croissance phénoménale de Santander ces dernières années reste pour beaucoup un mystère. En terme de capitalisation boursière, Santander vient de dépasser la Hong-Kong and Shangai Banking Corporation (HSBC) ; elle est la neuvième banque du monde et la plus grande de la zone euro. Très impliquée dans la titrisation de l’immobilier espagnol, la banque profite du guichet spécial de la BCE où l’on peut échanger des actifs toxiques pour des actifs de meilleure qualité.

Santander est aussi le plus grand groupe bancaire d’Amérique Latine. En octobre 2007, suite à des négociations complexes, elle s’est imposée comme une des plus grandes banques du Brésil, le plus grand pays d’Amérique du sud, aussi bien géographiquement que par son poids économique. Santander, et son « partenaire stratégique » avait mis en échec Barclays pour acquérir le géant hollandais ABN Amro. Comme résultat de cette acquisition, Santander a pris le contrôle de Banco Real, une filiale d’ABN Amro, et est devenue la troisième banque commerciale du pays gérant 11 % des avoirs bancaires du Brésil.

Cette victoire ne faisait que couronner l’offensive lancée depuis longtemps par Santander pour, selon l’agence Bloomberg,« construire la République de Santander dans le pays de Lula ». Comme nous l’avons signalé à l’époque, Santander n’a pas hésité à contribuer à la hauteur d’un million de dollars à la campagne présidentielle de Lula da Silva en 2002. Après son élection, alors que les banques étrangères étaient réticentes à prêter de l’argent aux Brésiliens et craignaient que Lula efface une partie de la dette, Banco Santander appuyait le président en gardant ouverte une ligne de crédit pour le commerce avec le Brésil.

Début 2007, Santander a réussi à placer deux « anciens » managers de la banque, Miguel Jorge et Mario Toros, à de hautes fonctions de l’Etat : respectivement celui de ministre du Commerce et celui de directeur de la politique monétaire à la Banque centrale.

Quand le 17 septembre, le président Lula da Silva s’est entretenu à Madrid avec le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, le président de Banco Santander, Emilio Botin, figurait évidemment parmi les invités et a vivement salué les deux « ex » employés de la banque.

Pour toutes ces raisons, LaRouche affirme qu’il a bien du mal à comprendre pourquoi les Russes, les Indiens ou les Chinois s’orienteraient vers le Brésil pour construire une alternative au système financier en faillite.


Article : Le Plan LaRouche pour reconstruire l’économie mondiale


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