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« Bande à Baader », film d’action ou arme de guerre psychologique ?

La rédaction
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13 novembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le climat actuel d’émeutes larvées, de sabotages et de chaos n’aurait pas pu trouver meilleur soutien que celui du film allemand qui vient d’arriver dans toutes les salles obscures européennes depuis mercredi : « La Bande à Baader » (Baader Meinhof Komplex),

Le film retrace la barbarie perpétrée par le gang des psychopathes de la RAF dont se sont servies diverses agences de renseignement engagées dans le cadre de la guerre froide dans la fameuse « stratégie de la tension » qui terrorisa l’Europe des années 1970.

Pour promouvoir le film d’Uli Ede et de Bernd Eichinger (connu pour avoir collaboré à Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée), le plus cher de l’histoire de la cinématographie allemande (20 millions d’euros), l’hebdomadaire allemand Der Spiegel lui a consacré sa « une » attirant en quelques jours une audience record qui dépasse les trois millions de spectateurs.

Accréditant le mythe de la génération spontanée d’un phénomène sociologique, le scénariste Euchinger veut nous faire croire que la violence de la RAF trouve son origine dans celle d’Adolf Hitler. Au Journal de Dimanche du 9 novembre, il déclare qu’en Allemagne, à la fin des années 1960, « la première génération post-Seconde Guerre mondiale, devenue adulte, a développé une conscience politique de façon plus hystérique et extrême qu’ailleurs à cause du traumatisme du nazisme. La jeunesse ne voulait pas d’un Etat encore aux mains de dirigeants au passé douteux, elle demandait des comptes. La volonté de rompre avec les horreurs du IIIe Reich était tellement vive qu’elle a engendré une nouvelle violence. Sans Hitler, il n’y aurait pas eu de bande à Baader. »

Pire encore, sous couvert de ne pas vouloir susciter de sympathie pour le terrorisme, les auteurs du film ont voulu « tout montrer » en reconstruisant dans le moindre détail les assassinats, jusqu’au nombre de balles près, pour apparaître les plus authentique possible. Pourtant leur film n’est qu’une adaptation du livre écrit en 1985 par un journaliste proche du groupe terroriste The Baader Meinhof Komplex.

Le film soulève d’ores et déjà un tollé parmi les familles des victimes. Bettina Röhl, la fille de l’ex-égérie de la RAF, Ulrike Meinhof, et journaliste elle-même, accuse le cinéaste de glorifier le psychopathe Andreas Baader : « Finalement, il a obtenu ce qu’il a toujours voulu. Il est devenu de manière posthume le héros d’un film d’action. »

Michael Buback, le fils du procureur fédéral mis à mort par la RAF en avril 1977, a joint sa propre plainte à celle de la veuve de Jürgen Ponto, le PDG de la Dresdner Bank, qui envisage d’aller en justice pour interdire la diffusion de la scène ou son mari se fait tirer dessus, quasiment à bout portant. Le film n’est pas fidèle à la réalité, selon elle.

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