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Bank of America dégoupille la grenade de la bulle spéculative mondiale

La rédaction
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12 octobre 2010 (Nouvelle Solidarité) — A la veille des élections de mi-mandat et sous une énorme pression populaire, la commission bancaire du Sénat américain a annoncé vendredi qu’elle organiserait le 16 novembre des auditions sur les saisies immobilières, après les révélations selon lesquelles certains grands établissements prêteurs ont utilisé de faux documents dans des milliers de cas d’expropriation !

Face au scandale, Bank of America (BofA), qui, à l’instar de sa rivale JP Morgan Chase et Ally Financial (ex-GMAC), n’avait interrompu les saisies que dans 23 Etats américains, a été forcé vendredi d’étendre ce moratoire sur les biens immobiliers dont les propriétaires ne paient plus les échéances, à l’ensemble du territoire américain.

Ce n’est pas simplement une bonne nouvelle pour des millions d’Américains victimes de pratiques frauduleuses caractérisées décrite dans le film Cleveland contre Wall Street , mais le début de la fin de l’énorme bulle financière sur laquelle repose tout le système monétariste mondial.

D’ailleurs, les meilleurs spécialistes de l’immobilier n’ignorent pas que ce « Foreclosure-gate » peut rapidement conduire le monde à une nouvelle faillite systémique incontrôlée de l’ensemble du système bancaire mondial.

Sur le Foreclosure-gate et ses implications, écoutons Vincent Benard : « Dans tout pays occidental développé, existe de longue date un système d’enregistrement fiable de la propriété et des servitudes affectant cette propriété, comme par exemple les hypothèques. L’existence d’un tel système d’enregistrement fiable et pérenne est une condition sine qua non du décollage économique d’une nation (…) En France, cet enregistrement est effectué par un service du ministère des finances, les hypothèques. Aux USA, ce sont, traditionnellement, les "County Clerks", en quelque sorte des "notaires cantonaux", qui assuraient cette tâche apparemment peu spectaculaire mais ô combien importante. (…) Lorsque l’industrie du subprime et de la titrisation a commencé à se développer, induisant des ventes et reventes massives de créances entre courtiers, banques, Fannie-Freddie, fonds hypothécaires de titrisation (les fameux MBS), etc..., les financiers ont rapidement trouvé que la procédure des "clerks" était chronophage et coûteuse : ils ont donc créé un système alternatif d’enregistrement, le MERS, informatisé à l’extrême, censé garder une trace fiable de toutes les cessions et transferts de propriété des hypothèques rattachées à une maison. Seul problème : un nombre croissant de tribunaux considèrent que les procédures du MERS sont insuffisamment fiables et respectueuses de la lettre comme de l’esprit de la loi, et que de ce fait, ils ne peuvent accepter les "preuves" de détention de créances hypothécaires présentées par le MERS ou une banque travaillant avec le MERS devant un tribunal : dans ce cas, la procédure de faillite est bloquée jusqu’à ce que le dossier soit intégralement reconstitué, à condition qu’il puisse l’être, la conservation des archives n’ayant semble-t-il pas été le point fort des différents acteurs rattachés au MERS... »

Or, dans cette affaire, les premiers jugements en faveur des victimes commencent à faire jurisprudence, et constituent « de facto un bail-out judiciaire » pour un grand nombre de propriétaires en défaut de paiement. Et comme « le système MERS à été employé dans plus de 80% des titrisations de crédit immobilier » , on peut facilement imaginer les conséquences pour l’ensemble de la bulle spéculative.

Alors que Harry Reid, le leader de la majorité démocrate au Sénat, a appelé vendredi les autres banques à s’aligner sur la décision de BofA, qui, après son rachat de Countrywide en 2008 est devenu le numéro un du crédit immobilier américain, le conseiller personnel d’Obama, David Axelrod, lors de l’émission télévisée Face the Nation  sur CBS, affirme froidement qu’en dépit des fraudes avérées, Obama et la Maison Blanche estiment qu’il n’existe aucune raison pour que les évictions cessent : « Il existe des expropriations légitimes qui doivent se poursuivre ».

Combien Lyndon LaRouche n’avait-il pas raison quand il proposa en juillet 2007 son Homeowners and Bank Protection Act (HBPA),  [*] une loi qui, en gelant les évictions et en passant les créances douteuses des banques par pertes et profits, aurait permis d’éteindre la mèche qui allait immédiatement allumer la bombe des subprimes et tout le système bancaire mondial ?

Aujourd’hui, LaRouche estime que la décision de BofA marque un tournant décisif : « Nous sommes au point, où, dans les semaines à venir, la survie des Etats-Unis devient un enjeu, car la goupille de la grenade vient d’être retirée. Elle vient d’être retirée par Bank of America. Toutes les institutions bancaires américaines et celles du reste du monde vont retirer la même goupille. L’ampleur de l’effondrement qui suivra, on parle de centaines de milliards de dollars, provoquera une chute brutale de l’économie mondiale. Et cela peut se produire immédiatement, dans les jours et semaines à venir. (…) Cela est fatal, à moins qu’on fasse ce que nous disons qu’il faut faire !  »

Pour LaRouche il s’agit d’écarter du pouvoir au plus vite un Président américain dont la santé mentale est de plus en plus remis en cause, et de mettre en faillite ordonnée le système financier mondial, suivant les critères fixés par la Loi Glass-Steagall adoptée par le président Franklin Roosevelt en 1933.


A lire :


[*Des résolutions de soutien au HBPA 2007 de Lyndon LaRouche avaient été adoptées par les parlements de 10 Etats américain, 150 conseils municipaux et une petition avait réunie les signatures de plus de 300 élus locaux et syndicalistes, avant que le projet de loi ne soit saboté au Congrès par Barney Frank.

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