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Belgique : Agora Erasmus lance une pétition pour la réactivation du « Rhin d’acier »

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Notre mouvement frère en Belgique Agora Erasmus a saisi l’occasion d’un grand débat national qui éclate dans le pays sur le besoin des investissements dans les infrastructures, pour exiger, dans le cadre d’une coopération gagnante/gagnante, la réactivation, après modernisation, de la ligne ferroviaire reliant Anvers avec l’Allemagne connue sous le nom de « Rhin d’acier ».

Pétition

Cessons de vouloir nous cacher derrière notre petit doigt ! Faute d’investissements majeurs dans les infrastructures de transport, la Belgique risque la paralysie.

En 2015, loin devant les Pays-Bas, l’Allemagne, le Luxembourg, la Suisse, l’Angleterre et la France, chaque Belge a perdu en moyenne 44 heures dans les embouteillages. Le fait que les pics se produisent à Bruxelles (70h) et à Anvers (60h) nous apprend que lorsque les « ring », avec les densités actuelles, accueillent simultanément le trafic « de destination » (vers la ville) et « de transit » (de passage), l’infarctus autoroutier est garanti.

Si pour beaucoup d’infrastructures leur renouvellement s’impose, Agora Erasmus estime qu’en premier lieu, il faut également, par la construction de nouvelles infrastructures, soulager le réseau existant.

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Pour commencer, Agora Erasmus propose de construire, en coopération avec les Pays-Bas et l’Allemagne, un grand axe ferroviaire Ouest-Est dédié exclusivement au fret et visant à relier les ports de Zeebrugge, de Gent/Terneuzen et d’Anvers en Belgique, avec la région industrielle allemande de la Ruhr, en Rhénanie-Du-Nord-Westphalie, via Herentals, Mol et la ville néerlandaise de Roermond.

Cela développera notamment un accès à Duisbourg, le plus grand port intérieur d’Europe et avec Lyon et Hambourg, un des terminus de la Nouvelle Route de la soie chinoise où s’échangent de façon croissante nos marchandises avec celles d’Asie. Par ailleurs, le lancement imminent des travaux pour la réalisation du « Seine Nord Europe », un canal grand gabarit qui va augmenter de façon conséquente les échanges entre les ports belges et le bassin parisien rendra cet investissement doublement rentable : par lui-même et par les interconnections qu’il offrira.

Au niveau ferroviaire, cela implique la réactivation, après modernisation, du fameux « Rhin d’acier », un projet, faute de volonté politique et de crédit public, condamné jusqu’ici au statut de « serpent de mer ».

Pourtant, pour les Belges, les Néerlandais et les Allemands de bonne volonté, l’affaire est entendue depuis longtemps. Car nos ancêtres n’étaient pas idiots. Construite entre 1869 et 1879, la ligne ferroviaire du Rhin d’Acier comprend 96 km de voies en Belgique, 48 km dans le Limbourg néerlandais et 18 km en Allemagne. Par malheur, pour les marchandises, le tronçon néerlandais fut abandonné en 1991. A l’époque, bien qu’il s’agisse du trajet le plus court, on estime que d’autres routes ferroviaires plus modernes, peuvent suffire, un jugement démenti par la catastrophe actuelle.

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Nos routes sont pleines, nos rails sont vides.

La Belgique a d’ailleurs exprimé à plusieurs reprises, notamment en 2004, son désir de pouvoir rouvrir la ligne. Ses concurrents, on les comprend, persistent à traîner les pieds. En 2005, faute d’un accord politique entre partenaires, la Cour permanente d’arbitrage de La Haye est saisie. Celle-ci rappelle aussi bien le droit des Belges - inscrit dans le traité de 1839 - que celui de ses voisins du Nord par où passe une partie de la ligne. Le verdict stipule que les Belges ont le droit d’utiliser et de moderniser le Rhin d’acier. A eux d’en financer la modernisation, aux Néerlandais d’en supporter les charges de réparation et de maintenance. Enfin, le deux pays devront se partager le coût de construction d’un tunnel sous la réserve naturelle en territoire néerlandais.

La politique « Une Ceinture une Route », c’est-à-dire la politique des « Nouvelles Routes de la soie » lancée par la Chine depuis 2013 offre une occasion inespérée au monde pour recréer de l’industrie et des emplois hautement qualifiés. L’investissement prévu pour cette initiative représente déjà 12 fois le plan Marshall, et depuis le succès du Forum international « Une Ceinture une Route » à Beijing les 14 et 15 mai derniers, ce sont 115 milliards de dollars supplémentaires qui sont mis à disposition.

Cette dynamique peut arriver chez nous si nous répondons à cette main tendue. Ainsi, pour la Belgique, le projet de Rhin d’acier représente une double réponse : il s’agit d’un antidote concret et immédiat aux embouteillages routiers et d’une réponse appropriée pour ouvrir notre pays aux échanges fructueux que pourra nous apporter la Nouvelle Route de la soie.

Merci de signer directement cet appel sur le site d’Agora Erasmus.

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