Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

Biocarburants : une catastrophe programmée

La rédaction
visites
1029

« En ce moment, il n’y a pas un seul boisseau de maïs disponible à Bruning, dans le Nebraska », commentait une représentante des Producteurs de porc, Joy Philippi, le 8 mars devant une sous-commission de la commission Agricole de la Chambre. Le prix des aliments pour le bétail a augmenté de 50 % depuis un an, en plus de l’accroissement de 50 % des prix énergétiques depuis 2004. Environ 58 % de la production de maïs aux Etats-Unis est destinée au fourrage, tandis que le pourcentage réservé à la production d’éthanol est monté en flèche, passant de 6 % en 2000 à 20 % en 2006. Le prix du maïs a doublé en un an. Or, comme l’a souligné Mme Philippi, « si nous ne trouvons pas de maïs, quel qu’en soit le prix, nous ne pouvons pas élever de cochons ». Actuellement, les réserves de maïs représentent 5 % de la production totale annuelle, ce qui veut dire qu’en cas de perturbation, même faible - par exemple une météorologie défavorable en 2007 - les réserves retenues sur une année pourraient être « négatives », pour reprendre le terme du département de l’Agriculture.

Les représentants d’autres secteurs ont brossé un tableau similaire. Pour résumer :

  • Bétail : le maïs représente 80 % de l’alimentation bovine. Certes, on peut y substituer des granulés (sous-produit de la distillation d’éthanol), mais les effets sur le bétail sont variables, notamment pour ce qui de la valeur nutritionnelle. Ces granulés secs sont en outre difficiles à manier.
  • Produits laitiers : « La révolution des biocarburants (...) a provoqué une onde de choc dans ce secteur pour ce qui est des coûts de fonctionnement », a déclaré Rob Wonderlich, un producteur de lait de l’Iowa. Le prix du fourrage pour les 62 000 producteurs laitiers américains a augmenté de 45 à 60 % en un an, sans parler de la hausse des coûts énergétiques.
  • Cochons : cet animal a le plus grand mal à digérer les sous-produits de distillation. On dit que chaque nouvelle usine d’éthanol crée 80 emplois, mais si un volume de maïs équivalent servait à la production de porc, on aurait 800 emplois de plus.

Tous se sont bornés à réclamer moins de subventions pour les producteurs d’éthanol, alors que c’est toute l’escroquerie des biocarburants qu’il faudrait dénoncer, tout en optant à fond pour le nucléaire.

Contactez-nous !