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Blackwater, Aegis : Condoleeza Rice au secours des « chiens de guerre »

La rédaction
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Le 26 septembre 2007 (LPAC) - Après les « bavures » mortelles de la société militaire privée (SMP) Blackwater USA, qui emploit quelque mille personnes en Irak, le Washington Post affirme qu’un « bras de fer s’est engagé entre le Pentagone et le Département d’Etat » sur la responsabilité de cette société dans le massacre. « Ceci est un cauchemar » affirme un responsable de l’armée. « Nous avons le récit d’observateurs qui ont assisté à ce qui est arrivé après, et c’était très mauvais ... Ca pourrait être pire qu’Abou Graïb » ajoutait-il.

Blackwater USA travaille en Irak pour le compte du Département d’Etat, bien que le Pentagone fait aussi fréquemment appel à ses services. En quête d’un responsable après la bavure mortelle du 16 septembre, la pression monte pour que le Département d’Etat impose une meilleure surveillance sur les SMP, et « State » se défend en affirmant que Blackwater, piégé dans un guet-apens, a agi en légitime défense.

Pour tenter de faire la lumière sur cette affaire, le sénateur Henri Waxman, un démocrate de la Californie, a convoqué des auditions pour le 2 octobre. C’est dans ce cadre que le sénateur a envoyé une lettre de 14 pages au Département d’Etat faisant état de l’obstruction faite par l’inspecteur général du Département d’Etat Howard Krongard à l’égard de l’enquête que mène le Congrès sur des pratiques illégales dans les contrats militaires en Irak et en Afghanistan. En plus, Krongard a écarté toute enquête sur l’éventualité « qu’un gros sous-traitant du Département d’Etat faisait entrer illégalement des armes en Irak. » Notons ici que Krongard, tout comme le PDG de Blackwater Eric Prince, a fait des dons pour la campagne électorale de Bush/Cheney.

Au grand étonnement des élus, le Département d’Etat n’a pas hésité à envoyer, deux jours après les bavures mortelles de Blackwater USA, une lettre à la société mercenaire leur « ordonnant de ne rendre public aucune information concernant les opérations en Irak. » selon le Los Angeles Times. La lettre du Département d’Etat fut rendue publique hier par Waxman de pair avec sa propre lettre adressée à Condoleeza Rice qualifiant son interférence avec l’enquête parlementaire de « hors du commun » et « inhabituelle. » Condoleeza Rice, si appréciée par la diplomatie française, qui voit parfois en elle un contrepoids aux néoconservateurs, a formellement interdit aux officiels de son ministère de répondre aux exigences du processus démocratique.

Si on veut vraiment mettre fin à ces « bavures », il devient urgent d’étendre l’enquête sur les agissements de la société britannique Aegis Defense Services dirigée par l’écossais Tim Spicer, un ami personnel de Tony Blair, et ancien dirigeant d’Executive Outcomes et de Sandline. Personne dans la hiérarchie militaire, ni aucun élu de poids ne s’est réellement opposé pour que Aegis emporte le contrat le plus important jamais signé par une société sécurité privée en Irak, d’un montant de 475 millions de dollars. Le contrat consiste à coordonner toutes les activités de l’ensemble des SMP dans ce pays à la place du gouvernement irakien et américain. Pourtant, la National Public Radio américaine du 21 septembre rapporte les questions que se pose la démocrate de l’Ohio Marcy Kaptur : « En novembre 2005, une vidéo circulait sur Internet montrant un employé de Aegis en train de tirer, sur la musique de Mystery Train d’Elvis Presley, sans discernement sur des voitures de civils irakiens sur une autoroute. » Les soi-disantes « bavures » sont hélas l’essence de la profession !

Si Blackwater USA, et Aegis ont repris leurs activités en Irak, échappant aux lois du pays, on craint que les Etats-Unis, sous Rice et Cheney, deviennent rapidement une province irakienne.

A lire : MERCENAIRES SANS FRONTIERES, Les « chiens de guerre » de la mondialisation financière

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