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Blackwater mis en cause dans les assassinats de Bhutto et de Hariri

La rédaction
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15 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – L’ancien chef d’état-major de l’armée pakistanaise, le général Mirza Aslam Beg (cr), a accusé la société militaire privée Blackwater (récemment rebaptisé Xe) d’être impliquée dans les assassinats de l’ancien Premier ministre Benazir Bhutto et l’ancien Premier ministre Rafik Hariri.

Lors d’un entretien avec le quotidien saoudien Al Watan, le général Beg a révélé que le président pakistanais Pervez Musharraf avait autorisé la société de mercenaires Blackwater a effectuer des assassinats ciblés dans les villes d’Islamabad, Rawalpindi, Peshawar et Quetta.

Ce général, qui avait été à la tête de l’armée pakistanaise lors du premier gouvernement de Benazir Bhutto, affirme que la présence de Blackwater au Pakistan fut systématiquement occultée pour éviter toute attaque contre l’ambassade et les consulats américains dans le pays.

Lors d’un entretien avec une chaîne de télévision pakistanaise, Beg a directement accusé les Etats-Unis d’avoir assassiné Benazir Bhutto. Pour Beg, son assassinat est le fruit d’une conspiration internationale. Bhutto aurait rompu le pacte qu’elle avait accepté comme condition à son retour après neuf années d’exile.

Beg affirme également qu’il estime que bien que Madame Bhutto ne faisait aucune confiance à l’ancien chef des services secrets pakistanais, (l’Inter Services Intelligence - ISI), celui-ci ne serait pas impliqué dans l’affaire. Beg ajouta que Bhutto était une politicienne aguerrie mais dépourvue de la prudence de son père.

D’après le Tehran Times du 2 septembre, l’ambassadrice américaine à Islamabad, Anne W. Patterson, est intervenu auprès de News International, une des chaînes de journaux les plus importants du Pakistan, pour obliger le groupe a renoncer à la publication d’un article du Dr Shireen Mazari, l’ancien directrice de l’Institut des études stratégiques d’Islamabad, révélant la présence de Blackwater au Pakistan. Sous la pression, le groupe s’est conformé à la demande américaine et Mme Mazari a fini par rejoindre le quotidien indépendant The Nation

Dans sa première colonne, paru le 9 septembre dans ce quotidien, elle écrivait : "Même si nous faisons abstraction des achats énormes de terres arables au Pakistan par les Etats-Unis, la façon contestable avec laquelle l’Ambassade américaine et son partenaire du crime, Blackwater, étendent leurs activités, ainsi que les déplacements du personnel américain sur des vols non enregistrés, nous avons bien du mal a penser (…) qu’il s’agisse d’autre chose que d’une occupation graduelle américaine. Il ne faut donc pas s’étonner de l’existence du terme "Af-Pak" (désignant la vaste zone géographique comprenant l’Afghanistan et le Pakistan) : l’Afghanistan est sous une occupation directe justifiée par une résolution assez vague de l’ONU ; le Pakistan, ils l’occupent à la suite d’abandons de souveraineté par les gouvernements successifs". D’après Al-Watan, Washington utiliserait Blackwater pour protéger son consulat à Peshawar.

Rappelons ici que le journaliste d’investigation new-yorkais Seymour Hersh a accusé l’ancien vice-président Dick Cheney d’être implique dans l’assassinat d’Hariri. Il affirme notamment que Cheney avait mis sur pied une équipe secrète en charge d’assassiner des figures politiques de premier plan. Après l’assassinat de Rafik Hariri en 2005, les Etats-Unis et un certain nombre d’autres pays ont pointé du doigt la Syrie sans pour autant apporter les preuves d’un tel acte.

Article : derrière l’assassinat d’Hariri

Dossier : Mercenaires sans frontières, les chiens de guerre de la mondialisation financière

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