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Blair a accusé un peu trop vite Al Qaida

La rédaction
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A la nouvelle des attentats, dont le bilan se situe entre-temps à au moins 49 morts et 700 blessés, Tony Blair et Jack Straw ont immédiatement pointé Al Qaida du doigt. Cependant, le lendemain 8 juillet, le ministre britannique de l’Intérieur, Charles Clarke estimait que si la piste d’Al Qaida était tout à fait plausible, elle ne l’était pas plus qu’une autre : « C’est tout ce que je peux dire. (...) Je ne peux absolument pas affirmer que nous pensons que les attentats ont été commis par le groupe X ou le groupe Y. (...) Nous n’avons rien exclu du tout, mais il existe une forte possibilité que nous ayons affaire au même type d’attaques que celles de Madrid. (...) Nous n’avons pas exclu les autres organisations terroristes, y compris irlandaises. » La police et les services de sécurité ne restreindront leurs enquêtes que s’ils obtiennent « confirmation du modus operandi des terroristes grâce aux analyses médico-légales pratiquées sur les lieux des attentats ».

Le même jour, le correspondant du Guardian pour les questions de sécurité, Richard Norton Taylor, connu pour le sérieux de ses analyses, affirmait que le Joint Terrorist Analysis Centre (JTAC) du gouvernement britannique avait officiellement abaissé le niveau de menace terroriste posé par Al Qaida, au motif que sa direction n’était plus en mesure de mener une attaque coordonnée sur le sol britannique.

Cette opinion est partagée par plusieurs analystes du terrorisme sur le continent européen. L’un d’entre eux nous confia le 8 juillet qu’il ne pensait pas que les attentats de Londres étaient l’œuvre d’Al Qaida. Indiquant des similarités entre ces attentats et ceux de Madrid l’année dernière - qu’il ne considérait pas non plus comme le fait d’Al Qaida - il a noté l’absence de kamikazes à Londres. En outre, la prétendue « revendication » d’Al Qaida n’est pas vraiment crédible. Il partage l’avis de LaRouche selon lequel les attentats de Londres n’auraient pas dû surprendre, lorsqu’on connaît la situation stratégique globale, en particulier dans le domaine financier.

Le 11 juillet, cependant, Blair a écarté la possibilité d’une enquête politique sur les attentats, comme le réclame le dirigeant du Parti conservateur Michael Howard.

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